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Le programme annoncé lors de la conférence de presse automnale des Chorégies (site officiel) s’est trouvé quelque peu modifié ; l’on regrette par exemple la déprogrammation du Harlem Gospel Choir. Le festival se déclinera néanmoins en 6 dates, sous réserve d’autres changements à venir, après une édition 2025 marquée par plusieurs annulations successives. La nomination imminente – annoncée pour fin mai – du nouveau directeur – à moins d’un mois du début du festival ! – sera-t-elle de nature à apaiser et pérenniser ?

Le coup d’envoi, habituellement donné au théâtre antique début juin, est Pop the Opéra, auquel participent avec enthousiasme des centaines de jeunes depuis la création du concept et de l’appellation. Jean-Louis Grinda a prétendu un télescopage avec la mairie d’Orange, le théâtre antique devant accueillir, le 4 ou 5 juin, le traditionnel concert de la Musique de l’Air ; on ne comprend pas bien, dans ce cas, pourquoi la date du concert de Pop the Opera a été avancée au 30 mai à 16h, et soi-disant délocalisée à l’auditorium départemental Jean Moulin au Thor !!!!

L’incipit in situ, et retransmis en direct sur France Télévisions depuis l’origine (durée annoncée 2h35), fêtera ses 15 ans, Musiques en fête (19 juin, nous y serons), et, le lendemain, Fête de la musique de France télévision également, en direct des Chorégies également.

Nadine Sierra, remarquable soprano que l’on avait découverte avec émerveillement in situ en 2017 dans un Rigoletto d’anthologie, devait cette année incarner Violetta dans une version concertante de Traviata. Elle se produira finalement en récital annoncé comme « intimiste » accompagnée au piano par Bryan Wagorn, format plus digne de son talent, mais peut-être pas le mieux adapté à l’immensité du théâtre antique (samedi 27 juin, 21h30, 1h15; nous y serons).

La Traviata se chantera donc sans elle, en version « mise en espace » ( ?), avec une distribution éblouissante, sous l’excellente baguette de Paolo Arrivabeni, « l’un des plus grands chefs verdiens », que nous avons applaudi souvent à l’Opéra de Marseille : Jessica Pratt (Violetta Valéry), Eléonore Pancrazi (Flora), Valentine Lemercier (Annina), Javier Camarena (Alfredo Germont), Ludovic Tézier (Giorgio Germont, coutumier de ce rôle à sa mesure), Christophe Berry (Gastone), Matthieu Lécroart (Baron Douphol), Yoann Dubruque (Marquis d’Obbigny), Nicolas Cavallier (Dr Grenvil, un rôle épisodique mais seul de sa tessiture), Vincenzo di Nocera (Giuseppe) (samedi 4 juin, 21h30, 2h35).

Passé le premier moment de surprise, on ne s’étonne presque plus de voir Philippe Katerine invité dans un programme « Symphonique aux anges », avec l’Orchestre National Avignon-Provence, plusieurs fois invité, et ce soir-là dirigé par Bastien Stil ; mais on l’imagine beaucoup mieux au même endroit dans la programmation hors Chorégies… « festival lyrique » ! (mardi 7 juillet, 21h30).

On devrait passer un moment magique avec les Ballets de Monte Carlo dans une Cendrillon largement revue par le chorégraphe Jean-Christophe Maillot, créée le 3 avril 1999 à Monte Carlo (lundi 13 juillet, 21h30, 1h50 ; nous y serons).

C’est Renaud Capuçon qui fermera l’édition 2026 dans un programme « Concert cinéma », accompagné par l’Orchestre National de Cannes dirigé par Duncan Ward : un voyage à travers les grandes musiques de films, pour le plus large public (samedi 18 juillet, 21h30, 1h30).
Six rendez-vous, aux tonalités variées, qui peuvent trouver leur(s) public(s) ; mais on ne peut s’empêcher de se rappeler que les Chorégies constituent le plus ancien festival ly-ri-que… Puisse le futur nouveau directeur, dont la nomination est attendue fin mai, s’en souvenir ! Et s’inspirer de l’expérience de presque 4 décennies du directeur précédent, qui avait mené et maintenu ce festival dans l’excellence, et qui nous a partagé son expérience…
Billetterie ouverte sur le site officiel des Chorégies.
G.ad.
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