Un magnifique Zola, l’homme, l’écrivain, le militant
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Ancien Carmel d’Avignon, 15h15, 1h20. Du 4 au 23 juillet, relâche les 10 et 17 juillet. Réservations au 08 05 69 08 75
Cliff Paillé fait le choix de nous présenter Zola au début de l’affaire Dreyfus. Nous découvrons, contre toute attente, que ce n’est pas un dreyfusard de la première heure, tant s’en faut ! C’est alors le parcours de cet homme qui va nous être présenté, avec son évolution et son engagement, jusqu’à son célèbre J’accuse, puis sa condamnation et sa fuite contrainte.
La force de cette pièce est de nous montrer véritablement l’homme Zola, pas seulement l’écrivain. Nous plongeons littéralement dans sa vie intérieure, avec les mécanismes qui ont conduit à son engagement, mais aussi sa vie personnelle, sa femme qui vit loin de lui – car elle a découvert qu’il a une maîtresse et deux enfants avec elle -, son passage du roman – qui l’ennuie alors – au journalisme – qu’il découvre alors avec curiosité -.
La mise en scène nous tient en haleine par ces dialogues toniques entre Zola et son avocat Fernand Laborit. Elle nous permet de voir à l’œuvre l’évolution d’une pensée. Les comédiens nous font vivre avec intensité les réactions des personnages. Nous voyons se déployer sous nos yeux les raisons qui ont poussé Zola à s’engager progressivement : la découverte des mensonges, des erreurs des graphologues, mais aussi l’antisémitisme, le refus de l’armée de reconnaître ses erreurs. Tout le pousse à rédiger différents articles – que l’on prend plaisir à entendre tant les mots sont déjà forts – avant d’en arriver à ce célébrissime J’accuse paroxystique.
Une pièce puissante qui nous fait découvrir l’homme Zola mais aussi son évolution vers l’engagement. On vit son combat avec intensité, on partage sa colère, on admire son courage pour faire triompher la justice.
Sandrine. Photo Matteo Cimenti
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