Percutant… mais tendre : puissance du texte, vigueur du jeu
Voir aussi tous nos articles sur le Festival 2026
et tous nos comptes rendus pour 2026
egt notre page thématique : catharsis pour problématiques d’aujourd’hui

Au bout là-bas, 11h20, 1h15. Du 4 au 25 juillet, relâche les 9, 16 et 23 juillet. Réservations au 06 41 30 53 27
Un homme se précipite vers l’hôpital dans lequel sa mère est en train de mourir. Dans cette course contre la mort ressurgissent tous ses souvenirs ; très peu sont heureux, ce sont surtout les souvenirs de la guerre, de l’exil mais aussi des souffrances, des difficultés à parler avec sa famille, sa mère surtout, dont il s’est éloigné par incompréhension mutuelle.
Dans ce monologue puissant surgissent donc ces thèmes si délicats et douloureux à aborder. Les mots de Wajdi Mouawad sont forts, l’écriture et splendide parfois, violente aussi, comme si toute cette colère ressentie avait besoin d’exploser à travers une vulgarité en total contraste avec la langue très littéraire par ailleurs.
Laurent Mascles incarne avec intensité le personnage. Il est seul sur scène, sans décor ; tout se concentre sur la puissance de son jeu qui nous transporte littéralement. Nous vivons les émotions avec lui, nous plongeons dans ses souvenirs, dans ses blessures, dans ses cauchemars. Il est cet enfant meurtri par la guerre. Il est cet adulte que l’exil a bouleversé. Il est cet homme qui a besoin de renouer avec sa mère avant qu’elle ne quitte ce monde. Il est ce peintre qui va se servir de son art pour s’exprimer. L’intensité du jeu est renforcé par l’éclairage mais aussi par la musique qui souligne les émotions avec force.
Un texte fort, brillamment incarné par un comédien habité par le rôle. Un moment intense qui parle autant d’amour que de colère et de douleur. Une pièce intense dont on sort avec l’envie de serrer notre maman dans nos bras tant que c’est possible.
Sandrine. Photo Laurent Mascles
Laisser un commentaire