Et si le théâtre nous soignait ?
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Porte Saint-Michel, 14h, 1h, du 4 au 25 juillet, relâche les mercredis 8, 15 et 22 juillet.
Sur un sujet aussi sérieux, et toujours tabou, l’enjeu de faire une pièce de théâtre était ambitieux. Une gageure même ! Pari réussi : rigoureuse dans la description des différentes étapes du burn out depuis les premiers signes – sans s’interdire l’humour -, l’autrice et interprète Sylvie Seigeot nous aide à réfléchir à ce mal qui nous ronge de façon insidieuse et vicieuse.
Loin de juger et de stigmatiser, elle nous permet au contraire de prendre de la hauteur face à cette situation en nous donnant des clés pour mieux l’appréhender, puis nous en affranchir. Nous suivons le parcours de Jean, la vingtaine qui, au fil de sa vie, va répondre aux injonctions « résultats, objectifs, performance » que lui glissent sans arrêt à l’oreille ses employeurs ; jusqu’à y laisser sa santé et négliger sa vie personnelle. Puis une voix intérieure bienveillante va le sauver, lui montrant comment il aurait pu « bien » prendre en main sa vie en faisant les « bons » choix. Déroulant les mêmes scènes mais avec des choix différents, la seconde partie du spectacle nous livre une belle dose d’optimisme : une autre façon de vivre tient à si peu de choses finalement ! A conjuguer la formule « le travail c’est pour le jour, en dehors c’est pour l’amour » !
Montrer deux personnes dont le fonds de commerce est de faire plonger les employés : un choix original dans sa conception, et percutant dans la démonstration.
Interprétées par un quatuor dynamique, dans une mise en scène bien rodée de Gilles Kammerer, les différentes scènes s’enchaînent de façon juste, sincère et touchante. On ressort touché par ce spectacle : oui, vraiment, le théâtre peut être une très bonne ordonnance, tant à titre préventif que curatif ! Savoir dire non deviendra votre maître-mot… et vous sauvera !
Christèle. Photo Mourad Zagaoui
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