Le mythe entre tradition et modernité
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La Nouvelle Etincelle, 14h50, durée : 1h15. Du 4 au 25 juillet, relâche les 8, 15 et 22 juillet. Réservations sur lanouvelleetincelle.fr
Cette jeune compagnie nous propose de nous faire revivre le mythe de Tristan et Iseut en alliant tradition et modernité. Nous sommes plongés dès le départ entre réel et merveilleux avec le philtre d’amour et les fées. La mise en scène allie aussi avec pleine réussite les chants, la musique et le théâtre. Tristan se meurt auprès d’Iseut la brune, il demande qu’on appelle Iseut la blonde pour la voir une dernière fois. Toute l’histoire de cet amour impossible nous est ainsi retracée : du philtre d’amour à la colère du roi Marc, du pardon de ce dernier à l’exil nécessaire de Tristan.
On passe d’un tableau à l’autre avec une grande fluidité, les voiles du bateau se transforment pour devenir rideaux, tout est fait pour porter notre imaginaire, tant la scénographie que les lumières. Un regret tout de même : cette volonté systématique de modernité apporte des dissonances, des anachronismes gênants : l’utilisation de la boule à facettes, les couronnes du roi Marc et d’Iseut deviennent ridicules à force d’exagération, l’épée de couleur discrédite la valeur de l’objet…
Néanmoins, les six comédiens sont tous talentueux, ils incarnent tous les personnages de la pièce, passant de l’un à l’autre avec une grande fluidité, nous permettant de ressentir avec force les émotions des uns et des autres. Fort appréciables aussi, les moments où l’un des personnages devient récitant, nous sortant du jeu mais nous plongeant paradoxalement dans le conte.
Une revisite du mythe riche et intéressante, portée par des comédiens talentueux, malgré notre réserve sur des éléments de décor, mais un ensemble vraiment réussi pour tout public.
Sandrine. Photo Maëlys Simbozel
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