
Fidèle à son ADN, le théâtre du Balcon (site officiel), à Avignon, propose une riche saison 2026-27, entre créations, accueils, reprises, privilégiant une politique de partenariats artistiques, culturels, sociétaux….
Le premier semestre s’articule autour d’un cycle Camus tout au long du mois de novembre. Un Camus fortement ancré en Vaucluse, comme nous le rappelle Serge Barbuscia directeur du théâtre depuis de longues décennies et par ailleurs président des Scènes d’Avignon (les scènes « historiques »), par le festival d’Avignon, par Lourmarin où il est enterré…

Le cycle se construit autour de L’Etrangère (notre compte rendu), création 2025 de Jean-Baptiste Barbuscia, reprise les 19 et 20 novembre (jeudi & vendredi, 20h) avant de partir en tournée (déjà une tournée en début d’année 2026), pour un regard original et très personnel sur l’œuvre de Camus. Cinq autres propositions l’encadrent : Le Mythe de Sisyphe (les samedi 14 novembre à 20h, et dimanche 15 novembre à 16h), Les Justes (mardi 17 novembre, 20h), La Chute (samedi 21 novembre, 17h), spectacle singulier pour un texte qui ne l’est pas moins, L’envers et l’endroit (samedi 21 novembre à 20h, et dimanche 22 novembre à 16h) et La Peste (samedi 28 novembre à 20h, et dimanche 29 novembre à 16h).
La saison s’ouvrira d’abord sur le festival populaire C’est pas du luxe, avec Flamme au milieu des glaces, bilingue français-arabe (samedi 26 septembre, 15h30, entrée libre) ; puis un Hamlet bilingue et très contemporain accueilli dans le cadre de la Bella Italia – on ne renie pas ses origines – (samedi 17 octobre, 20h).
Après le cycle Camus, deux propositions musicales, chères au cœur du directeur, fils d’une chanteuse lyrique, partagées avec la compositrice Élisabeth Angot avec qui s’est créée au fil des années une vraie complicité (voir une création conjointe en 2025). Blues time origins tissera des transversalités (vendredi 11 décembre, 20h) auxquelles répondront, dans la même démarche, le Trio Delaunay, Murcia, Ruder (jeudi 17 décembre, 20h), puis Musics for a while (dimanche 24 janvier 2027, 16h), qui, comme Ionesco les chaises (mardi 26 janvier, 20h), participera au Fest’Hiver 2927.
Mais, si Serge Barbuscia aime à voir son théâtre comme une grande maison chaleureuse et accueillante, il aime aussi l’ouvrir très largement sur l’extérieur, souvent sur les problèmes du monde. Ainsi, ses deux spectacles Hors les murs ne laisseront pas indifférent. Son fils Jean-Baptiste, décidément très créatif, auteur et metteur en scène, se lance dans une Évasion libre (jeudi 15 octobre, 17h, sur le parvis de la gare SNCF Avignon-Centre), à faire mûrir par d’autres fructueuses rencontres après le prix récent reçu, justement, avec Élisabeth Angot ; et Le syndrome d’Ulysse (notre compte rendu), signé Serge Barbuscia, créé au printemps et grand succès du festival off 2026, exportera au théâtre du Chien qui fume, de l’ami Gérard Vantaggioli, le thème – largement transfiguré et sublimé – des migrations symboliques qui nous construisent (mardi 1er décembre, 20h).
Ainsi, ce ne sont pas moins de quatorze propositions pour cette première partie de saison ! Et l’année ne fait que commencer…
G.ad.
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