Un bel hymne à l’amour entre les humains et les chiens
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FESTIVAL 2025. Petit chien, 11h50, durée : 1h15. Du 5 au 26 juillet, relâche les 8, 15 et 22 juillet. Voir aussi tous nos articles du Festival 2025 et tous nos comptes rendus 2025

En choisissant d’adapter le roman de Cédric Sapin-Defour, Véronique Boutonnet en donne sa propre vision, mettant en avant la relation d’amour – explicite – qui se tisse entre un homme et son chien, mais bien au-delà le lien – implicite – entre l’homme et la nature. La scénographie nous plonge immédiatement dans cette ambiance : une forêt reconstituée sur scène. L’actrice, Marie-Hélène Goudet, seule en scène, va se déplacer à travers celle-ci, enserrer les arbres, se cacher, y attacher son écharpe… elle se sent bien, chez elle. Elle partage avec force ses émotions et ce lien si unique entre elle et son chien. On se demandait s’il serait facile de faire passer cette relation si forte… sans la présence d’un chien ; c’est réussi, on ressent parfaitement cet amour, ce lien viscéral. On vit cette relation avec elle et presque comme elle. Marie-Hélène Goudet, pour donner vie à l’animal, adopte parfois des postures animales, on la voit aussi le toucher, le caresser, jouer avec lui, ce qui rend palpable sa présence.
On voit, au fil de la pièce, se construire sa relation avec son chien, se nouer ce lien si précieux et si particulier. On va partager leurs grands moments de joies avec intensité, qui évoquent avec force ces moments partagés, qui les communiquent intensément à chaque spectateur et ravivent en chacun sensations et souvenirs.
L’évocation de la mort du chien provoque, immanquablement, une émotion intense. Mais la fin n’est pas plombante : la mort n’est pas conclusive, mais on évoque la vie après, la construction de ce sentiment d’absence, mais aussi de cette présence malgré tout, comme le dit si bien Jean d’Ormesson : « La mort : c’est la présence des absents dans la mémoire des vivants ».
Un moment très fort qui séduira tous les amateurs du roman, qui parlera à tous les amoureux des animaux mais qui trouvera une résonance aussi dans l’esprit de tous ceux qui vivent enracinés dans la nature. Tout simplement.
Sandrine. Photo Marc Deletoile
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