L’histoire vraie de Noëlla Rouget, résistante,… qui demanda la grâce de son bourreau
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Barretta, 10h25, 1h15. Du 4 au 25 juillet, relâche les 8, 15 et 22 juillet. Réservations au 06 50 60 02 78
Noëlla Rouget est institutrice ; dès le début de la guerre elle refuse de se soumettre et entre dans la Résistance. Sa volonté, son engagement, cette foi en la liberté et en la nécessité du combat habitent toute la pièce. Elle sera torturée, car elle refusera de dénoncer son réseau. Même face à l’homme qu’elle aime, torturé aussi, elle ne craquera pas, et sera déportée à Ravensbrück : toutes les horreurs et la souffrance de la déportation nous serons montrées. Noëlle survivra malgré tout. Lors du procès de Jacques Vasseur, son bourreau, elle demandera au président du jury de ne pas le condamner à mort. Elle ira même jusqu’à demander sa grâce au président De Gaulle, grâce qu’elle obtiendra. Beaucoup ne la comprendront pas, mais elle est portée par un seul idéal : préserver la vie, ne pas tomber dans la haine, ne pas devenir à son tour un bourreau.
Noëlla Rouget est incarnée de manière originale par deux comédiennes, mais qui jouent aussi tous les autres personnages de la pièce ; elles passent de l’un à l’autre avec beaucoup de talent, et seulement quelques costumes et accessoires présents sur scène. Elles réussissent avec intensité à nous faire ressentir toutes les émotions et sensations de cette femme : la peur, la souffrance, la douleur physique, mais aussi la reconstruction, la joie retrouvée… Le décor est fait de magnifiques images projetées.
Une pièce intense qui fait réfléchir : qu’aurions-nous fait sa place ? Aurions-nous eu la capacité, non pas forcément de pardonner, mais de faire gracier notre bourreau ? Aurions-nous réussi à rester humain face à l’inhumain ? Une pièce avec un message fort et nécessaire dans notre monde où la haine ressurgit : « N’oubliez pas ! Plus jamais ça ! »
Sandrine. Photo Daniel Garandeau
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