Après « Mythes », thème très ouvert en 2025-2026, et « Femmes ! » la saison précédente succédant à « Magique », voici « Captives » pour 2026-2027.

La conférence de presse, le 20 juin 2026, a réuni dans le grand foyer de nombreux soutiens institutionnels et partenaires artistiques. Frédéric Roels, en rappelant la grève SNCF du jour et la panne d’ascenseur du matin, à tout le moins a ouvert la séance sur le mode humoristique.
Saison 2024-2025, « Magique » : cent quinze (115) levers de rideaux (vs 120 l’année précédente) dont vingt-trois (23) séances scolaires, soit déjà un spectacle tous les deux jours virgule six (2,6) jours !
Saison 2025-2026, « Femmes » : centre trente-et-un (131) levers de rideau, dix (10) productions lyriques et 3 productions chorégraphiques.
Saison 2026-2027 : centre quarante-deux (142) levers de rideau dont vingt-cinq (25) séances scolaires, huit (8) productions lyriques et quatre (4) productions chorégraphiques. Soit 1 spectacle tous les 2 jours !!!
Parmi les huit (8) productions lyriques, fleuron légitime d’une maison d’opéra, la partie « légère » ne sera guère représentée que par la comédie musicale montée par la Maîtrise Le fameux Molière (19, 20 juin), alors que le succès de La belle Hélène en conclusion de la saison 25-26 devant une salle deux fois remplie, a bien montré l’appétence du public pour ce genre, que seul l’Odéon de Marseille programme encore régulièrement. Les spectateurs les plus anciens se rappellent que jadis à Avignon eux-mêmes se régalaient d’une opérette… par semaine !
Quant au reste du volet lyrique, qui structure généralement une saison, on entendra trois (3) grands titres du répertoire, deux (2) Verdi en début et fin de saison, respectivement Aida (16, 18 et 20 octobre), et Rigoletto (11, 13, 15 juin), encadrant L’Enlèvement au sérail de Mozart (7, 9 mai). Les cinq (5) autres sont des œuvres « adaptées », comme le concert des fêtes de fin d’année, Signé Offenbach (31 décembre, 3 janvier), ou La fille du régiment d’après Donizetti (30, 31 janvier) qui sera l’opéra participatif désormais traditionnel, ou des œuvres peu connues comme Le Villi de Puccini (12, 14 mars), voire L’Enfant et la nuit de Franck Villard et Olivier Balazuc (10, 11 avril).

Désormais habitués aux talentueuses productions chorégraphiques de Martin Harriague, nous attendons avec impatience Kidsjoy (16 janvier et 13 février) et Synergy Inc. Ou comment réparer les cœurs brisés (22, 23 mai), après la reprise de son excellent Prométhée – photo Christophe Bernard – (19, 20 décembre) qui aura également participé au festival Off d’Avignon 2026 ; on attend aussi King Kong, qui donnera carte blanche au Ballet (15 mai). On ne sait donc s’il faut se réjouir de l’exceptionnelle convention (une première !) qui va lier le Ballet de l’Opéra Grand Avignon avec le prestigieux Malandain Ballet de Biarritz… ou déplorer qu’elle signe aussi le départ de Martin à Biarritz.
De nombreux artistes, plus ou moins connus, animeront la saison, dans divers domaines, car c’est la diversité, voire l’éclatement des genres, qui semble le moteur de cette saison dont « Captives » est le fil rouge assez lâche – on s’en réjouit -. Ainsi Lambert Wilson avec l’Orchestre National Avignon-Provence (25 septembre), la mezzo-soprano Luciano d’Intino pour des masterclasses dans le cadre de la Semaine italienne (14-16 octobre), Walid ben Selim (17 octobre), Jean-Paul Rouve dans le Bourgeois gentilhomme, qu’il aura joué cet été au Festival Cardin à Lacoste (24 octobre), Stephan Eicher (28 octobre), la violoncelliste Sonia Wieder-Atherton que l’on n’a pas entendue depuis longtemps (8 novembre), Yvan Cassar et Neïma Naouri (10 décembre), le Malandain Ballet Biarritz, justement (16 janvier), Annick Massis (6 février), le baryton Marc Mauillon, inattendu dans un récital… coquin voire grivois (7 février), Jean-Pierre Daroussin dans une pièce de Jean-Claude Grumberg (9 février), Alex Vizorek dans Le Carnaval des animaux (12 février), le flamenco de Jean-Marie Machado (14 février), Julie Fuchs qui revient, largement accompagnée, dans une production inédite (17 février), Emmanuel Gat pour une version chorégraphique de la 5e de Mahler (20 février), Ana Pérez dans un Stabat mater flamenco (24 février), le baryton Jérôme Boutillier à la voix… et au piano (28 février), Camille (24 mars), Charles Berling (18 avril)…

La partie symphonique de la saison sera assurée, comme toujours, par l’Orchestre National Avignon-Provence (site officiel), qui a déjà présenté sa saison et dont la plaquette n’est pas encore sortie.

Musique Baroque en Avignon (site officiel) est également partenaire privilégié, et annonce aussi une programmation éclectique.
Les « midis à l’opéra » reviennent, un par mois (10). Ainsi que de multiples autres projets, des actions auprès des jeunes, des territoires, des publics « empêchés »… qu’on détaillera au fur et à mesure.
Et, comme chaque année, l’Opéra accueille des artistes associés : le chef Federico Santi, présent depuis plusieurs années, et qui dirigera Rigoletto en juin ; le Duo Jatetok, pianistes, qu’on entendra trois (3) fois (12 novembre, 12 février, 30 mai) ; et la photographe Kourtney Roy, dont les collections, par ailleurs talentueuses, n’entretiennent qu’un très lointain rapport – comme celle de ses prédécesseurs – avec les productions lyriques ou théâtrales qu’elles sont censées illustrer. La flamboyance presque douloureuse de l’affiche de saison en fournit un exemple prometteur.
Billetterie ouverte depuis le 16 juin.
G.ad.
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