
Voir aussi l’entretien avec la contralto Zoreslava Vynnik
En amont de l’ouverture de la saison 2026-2027 de Musique Baroque en Avignon – concert du 4 octobre 2026 -, et dans le cadre de la Semaine italienne d’Avignon-la Bella Italia, MBA propose un entretien avec l’artiste italien.
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-Bonjour Simone Gullì, et merci de nous accorder cet entretien. Pour commencer, vous êtes claveciniste : qu’aimez-vous particulièrement dans la musique baroque et dans la musique de Haendel ?
-Ce que j’aime dans la musique baroque, c’est que c’est avant tout un langage rhétorique, un discours sur les affects. Au clavecin, rien n’est caché : chaque articulation, chaque ornement est un choix qui doit parler. Chez Haendel, cela est poussé à l’extrême. C’est un compositeur cosmopolite et profondément humain. Son écriture est à la fois virtuose et d’un naturel désarmant dans le cantabile. Pour un claveciniste, accompagner Haendel, ce n’est pas seulement réaliser une basse continue, c’est respirer avec la voix, danser avec elle.
-Vous êtes déjà venu jouer à Avignon l’année dernière. Quel souvenir gardez-vous de cette expérience ? Et que ressentez-vous à l’idée d’y revenir cette année ?
–Je garde un très beau souvenir du concert de l’année dernière. Avignon est une ville qui a une résonance musicale naturelle – par son histoire, par ses pierres, mais surtout par son public. J’y ai trouvé une écoute très attentive, chaleureuse et cultivée.
Revenir cette année est une joie et un privilège. Retrouver ce public, dans un cadre si évocateur, est la meilleure condition possible pour faire de la musique.
(Propos recueillis par MBA, site officiel)
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