Un Casanova exceptionnel, inattendu !
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Lucioles, 10h10, durée : 1h30. Du 4 au 25 juillet, relâche les 9, 16 et 23 juillet. Réservations au 04 90 14 05 51
Vous pensiez connaître Casanova, ce séducteur mythique ? Oubliez tout ce que vous croyiez savoir de lui et venez découvrir ce petit bijou théâtral. Vous apprendrez à connaître le vrai Casanova, un homme profondément humain, rempli de désirs mais aussi de contradictions, vous découvrirez son esprit, ses doutes, ses failles. L’écriture de Geoffrey Lopez est ciselée et précise, et nous plonge dans la vie extraordinaire de cet homme hors-norme, ménageant à chaque scène ou presque des surprises. Le rythme est enlevé, on embarque pour un voyage rempli de péripéties et de duels à l’épée. La mise en scène est très dynamique mais elle sait aussi laisser la place à la sensualité ; les moments de danse et de musique sont remarquables en la matière. La pièce explore aussi avec une grande finesse les sentiments : du plus pur au plus vil.
La scénographie est imaginative et efficace : un lit à baldaquin qui se dépouille au fil des scènes. Les accessoires posés sur une table ont une portée symbolique qui fait sens au cours de la pièce. Les costumes sont absolument magnifiques – il est si rare de voir des pièces en costumes d’époque aujourd’hui -, et ils nous immergent véritablement dans les différents lieux parcourus par Casanova : Venise et son festival, la France du XVIIIème siècle et ses robes à crinoline et perruques, mais aussi Constantinople.
Les comédiens sont tous impressionnants, ils passent d’un personnage à l’autre et d’un costume à l’autre avec une grande virtuosité. Ils incarnent avec fougue chacun des personnages. Une mention spéciale pour Emilien Fabrizio qui endosse des rôles et des costumes si disproportionnés qu’ils nous amusent beaucoup. Geoffrey Lopez est quant à lui un fabuleux Casanova, intense, manipulateur, orgueilleux et sensuel.
Du grand théâtre comme on l’aime, dans la pure tradition issue de la commedia dell’arte, mais avec un souffle de modernité qu’on adore.
Sandrine. Photo Benjamin Dumas
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