Aïda, un chef-d’œuvre en ouverture de saison d’opéra

Vendredi 16 octobre 2026, 20h. Dimanche 18 octobre, 15h. Mardi 20 octobre, 20h. Durée 3h20. Opéra Grand Avignon (site officiel)
Opéra en quatre actes de Giuseppe Verdi (1871). Livret Antonio Ghislanzoni d’après Auguste Mariette
Chanté en italien, surtitré en français – Editions Casa Ricordi
Direction musicale Débora Waldman. Chefs de chœur Alan Woodbridge, Noëlle Gény. Mise en scène Frédéric Roels. Scénographie Bruno De Lavenère. Costumes Lionel Lesire. Lumières Laurent Castaingt. Chorégraphie Martin Harriague
Aida Claire de Monteil. Radamès Eduardo Aladrén. Amneris Marie Gautrot. Amonasro David Vardan. Ramfis Nika Guliashvili. Il Re Jacques-Greg Belobo. Sacerdotessa Aurélie Jarjaye. Un messaggero Julien Desplantes
Chœur de l’Opéra Grand Avignon
Chœur de l’Opéra national Montpedllier-Occitanie
Ballet de l’Opéra Grand Avignon
Orchestre national Avignon-Provence
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« Passion, pouvoir et sacrifice », c’est le triptyque sur lequel Frédéric Roels, directeur de l’Opéra Grand Avignon, a construit la mise en scène du chef-d’œuvre de Verdi, Aïda, qui ouvre, à l’occasion de la 10e Semaine italienne d’Avignon, la saison opératique, l’ensemble de la programmation étant intitulée « Captives », .
Aida, princesse éthiopienne esclave du pharaon, partage une passion interdite avec le jeune général égyptien Radamès ; mais Amnéris, la fille du pharaon, est amoureuse du même Radamès. Et quand Radamès découvre que le roi éthiopien dont il vient de triompher est le père d’Aïda, la tragédie se noue inéluctablement. Déchirée entre deux loyautés, Aïda n’a d’autre choix que le sacrifice, dans lequel elle entraîne malgré elle Radamès.
Cet opéra de circonstance, qui avait été composé initialement pour l’inauguration du canal de Suez, et sera créé finalement en 1871 dans le tout nouvel Opéra du Caire, est habité de toute la majesté d’une civilisation plurimillénaire et en porte haut le « triomphe », morceau de bravoure universellement connu des fameuses trompettes. Mais il vibre tout autant d’une émotion bouleversante que d’une grandeur spectaculaire, et c’est le parti pris du metteur en scène que de resserrer l’intrigue sur l’intensité du drame intime ; il demeure en cela fidèle à l’Aida déchaînée proposée la saison dernière en version « de poche » à l’Autre SCène de Vedène. Reste à voir si celle-ci était le laboratoire de celle-là.
Ce chef-d’œuvre sera servi par deux chœurs réunis, préparés par Alan Woodbridge, celui de l’Opéra Grand Avignon et celui de l’Opéra national Montpellier-Occitanie, et par l’Orchestre National Avignon-Provence, sous la baguette de Débora Waldman, qui a quitté la direction artistique de l’Onap, mais revient en tant que chef invité. La distribution, majoritairement française, fait appel à des artistes souvent applaudis sur cette même scène. La chorégraphie sera signée de Martin Harriague, qui va ensuite, lui aussi, partir sous d’autres cieux après avoir donné au Ballet un nouveau souffle… Trois représentations sont prévues pour ce sommet de l’art lyrique.
G.ad.
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