Le nouveau Benoît Solès : dénonciation de l’embrigadement, message d’espoir
Voir aussi tous nos articles sur le Festival 2026
et tous nos comptes rendus pour 2026
et notre page thématique : catharsis pour problématiques d’aujourd’hui

Actuel, 10h00, durée : 1h15. Du 4 au 25 juillet, relâche les 6, 13 et 20 juillet. Réservations au 06 83 61 43 60 ou 06 83 61 43 11
Pourquoi Ali Ağca a-t-il tiré sur Jean-Paul II ? Pourquoi après avoir tiré deux fois, hésiter, avant de tirer une troisième balle ailleurs ? Qu’a vu le tireur ? Quelle main l’a arrêté ? Que se sont-ils dit lors de cet échange de 22 minutes, lorsque le pape est allé voir en prison celui qui a tenté de le tuer ? Voilà les questions auxquelles va répondre cette pièce. Personne n’a ces réponses, Benoît Solès – auteur-interprète de la Machine de Turing, entre autres – les imagine, s’appuyant sur la personnalité du pape, imaginant les réactions du terroriste, leurs fois respectives qui s’affrontent, opposant la violence au pardon. La pièce se penche d’abord sur l’enfance Ali Ağca, sur la manière dont il a grandi, pour tenter de comprendre son geste. Elle montre la personnalité du pape dans la bienveillance et le pardon. Elle est remplie d’humanité et propose un magnifique message d’espoir, de tolérance, de respect, et d’amour.
Le texte est d’une grande finesse, il démonte avec une grande lucidité et une analyse très fine les mécanismes qui ont pu conduire cet homme à devenir un « loup gris », à commencer par le manque d’amour et de reconnaissance de son père. Il détaille ensuite les manipulations de ces recruteurs s’appuyant sur les faiblesses de ceux qu’ils entraînent, les mécanismes d’enfermement qui s’ensuivent et de défi qui poussent à tuer. Il décortique l’âme humaine avec beaucoup de subtilité.
Benoît Soles, seul en scène, est magistral. Il interprète avec beaucoup de puissance chacun des protagonistes de cette histoire mais il incarne encore davantage Ali Ağca : une incroyable intensité, une interprétation magistralement « habitée ».
Une pièce forte et sensible portée par un comédien d’un immense talent. Une pièce qui décrypte les mécanismes de l’endoctrinement mais qui aboutit à un message d’espoir et d’humanité. Une pièce qui montre la force du pardon et qui appelle chacun d’entre nous à savoir pardonner.
Sandrine. Photo Frédérique Toulet
Sur YouTube, interview et extrait du spectacle (fautes d’orthographe en prime !)
Laisser un commentaire