Une lecture moderne et inclusive
Vendredi 15 mai 206, 20h ; dimanche 17 mai 2026, 15h ; mardi 19 mai, 20h. Durée 2h30. Opéra Grand Avignon
Turandot. Opéra en trois actes de Giacomo Puccini (1926). Orchestration Frédéric Chaslin. Livret de Giuseppe Adami et Renato Simoni, d’après Carlo Gozzi
Direction musicale, Federico Santi. Chef de Chœur, Alan Woodbridge. Directeur musical de la Maîtrise, Christophe Talmont. Mise en scène et scénographie, Paco Azorín. Costumes, Ulises Mérida. Chorégraphie, Carlos Martos. Lumières et vidéo, Pedro Chamizo. Assistante à la mise en scène, Laura Barrado. Études musicales, Thomas Palmer
Turandot, Catherine Hunold. Liù, Claire Antoine. Calaf, Mickael Spadaccini. Timur, Luciano Batinic. Ping, Matteo Loi. Pang, Sébastien Droy. Pong, Carlos Natale. L’imperatore Altoum, Victor Dahhani. Un mandarino, Jean-François Baron. Il principino di Persia, Vladyslav Romankov. Putinpao, Catherine Pollini
Chœur et Maîtrise de l’Opéra Grand Avignon
Orchestre national Avignon-Provence
Coproduction Associazione Arena Sferisterio – Macerata Opera Festival et Opéra Grand Avignon
Chanté en italien et surtitré en français • Éditions Ricordi
Autour du spectacle
- Prologue. 45 minutes avant la représentation, l’Opéra Grand Avignon et l’Orchestre national Avignon-Provence proposent un éclairage sur Turandot. Entrée libre sur présentation du billet du spectacle/concert
- Immersion dans les coulisses, une heure avant le spectacle (10 pers. max.) sur présentation du billet du jour.
- Baptême de l’air, jeudi 7 mai
- Répétition publique, jeudi 7 mai, 20h
Tarifs : 79€ à 8€. Réservation sur : www.operagrandavignon.fr, ou 04 90 14 26 40.
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Cette co-production de Turandot avait été choisie, avec La Bohème, comme hommage à Puccini lors du festival d’été 2024 au Macerata Opera Festival (MOF), pour le 100e anniversaire de sa mort ; ainsi que, lors de la même édition, Norma de Bellini pour célébrer le 60e anniversaire de ce festival. Le MOF est l’un des grands événements lyriques en plein cœur de l’Italie, dans la région des Marches, et en plein air, dans un lieu multiartistique construit en 1829 sur le modèle des arènes antiques ; créé en 1921, le festival lyrique a été presque aussi vite interrompu, entre 1923 et 1966, ne reprenant, pour sa 3e édition, qu’en 1967.
Si Macerata a rendu hommage en 2024 au compositeur pour le 100e anniversaire de sa mort avec cette Turandot du metteur en scène catalan Paco Azorín, Avignon lui rend hommage à son tour en 2026, avec la même production, pour le 100e anniversaire de Turandot justement, opéra créé deux ans après la mort du compositeur, à la Scala de Milan.
Dernière œuvre majeure de Puccini (1926), après La Bohème (1896), Tosca (1900) et Madama Butterfly (1904), Turandot est présentée ici dans sa version initiale, inachevée, à l’endroit même, dit-on, où Toscanini déposait sa baguette, saluant la mort de Liù.
Puccini avait traversé pendant quatre années les affres d’une création impossible, avant de trouver enfin l’inspiration dans un conte de Carlo Gozzi (1720-1806). Dans une Chine imaginaire, la glaciale reine Turandot, pour venger son aïeule, impose à ses prétendants trois énigmes ; seul le prince Calaf, Œdipe des temps modernes, résoudra successivement les trois épreuves et échappera ainsi à la mort, séduisant Turandot sous les yeux de la jeune Liù, éperdument amoureuse de lui et désespérée.
Le metteur en scène choisit une lecture résolument contemporaine, faisant du conte oriental « une fable politique, sociale et profondément humaine ».Le système est fondé sur la peur, et seule Liù devient « une figure de résistance silencieuse à la violence institutionnalisée ».
La production se veut également vertueuse et « inclusive », en faisant incarner le peuple chinois, invisibilisé dans le système, par des non-professionnels, 18 personnes en situation de handicap venues de l’Association des Paralysés de France et du Centre de Réhabilitation psychosocial de Montfavet.
Nous attendons beaucoup de cette avant-dernière production lyrique de la saison, avec Catherine Hunold dans le rôle-titre ; après la récente production Aïda déchaînée, La Belle Hélène en juin devrait terminer en légèreté cette programmation placée sous le signe des « mythes ».
G.ad. @ Ph. Simoncini, MOF 2024
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