Classiqueenprovence

Musique classique et musiques du monde en région PACA

  • Accueil
  • Annonces
  • Comptes rendus
    • Baroque
    • Danse
    • Jazz
    • Lyrique
    • Récital et Chambre
    • Symphonique
    • Divers
  • Festivals
    • Festivals 2026
      • Aix-en-Provence Festival de Pâques 2026
      • Aix-en-Provence été 2026
      • Festival d’Avignon 2026
        • Avignon In 2026
        • Avignon Off 2026
      • Chorégies 2026
      • Luberon 2026 : Cardin, Musicales, Quatuors, Oppède…
        • Festival Pierre Cardin à Lacoste 2026
        • Musicales du Luberon été 2026
        • Luberon 2026
      • Festival international de piano de La Roque d’Anthéron 2026
      • Divers 2026 : Hivernales, Rencontres du Sud, Carrières des Lumières, Glanum, Grignan…
      • Printemps : andalou, baroque, Rencontres du Sud…
    • Festivals 2025
      • Aix-en-Provence Festival de Pâques
      • Aix-en-Provence été 2025
      • Festival d’Avignon 2025
        • Avignon In 2025
        • Avignon Off 2025
      • Chorégies 2025
      • Luberon : Cardin, Musicales, Quatuors, Oppède…
        • Festival Pierre Cardin à Lacoste 2025
        • Musicales du Luberon été 2025
        • Luberon 2025
      • Festival international de piano de La Roque d’Anthéron 2025
      • Divers : Hivernales, Rencontres du Sud, Carrières des Lumières, Glanum, Grignan…
    • Archives
      • Festivals 2024
        • Chorégies 2024
        • Festival d’Avignon 2024
          • Tous nos articles sur le Festival Off 2024
          • Festival IN d’Avignon 2024
        • Festival d’été d’Aix-en-Provence 2024
        • Festival de Lacoste 2024
        • Festivals du Luberon 2024
        • Festival de Pâques 2024
        • Festival de La Roque d’Anthéron 2024
        • Autres festivals 2024
        • Rencontres du Sud, Carrières des Lumières…
      • Festivals 2023
        • Chorégies 2023
        • Festival d’Avignon 2023
          • Tous nos articles du Festival Off 2023
          • Festival IN d’Avignon 2023
        • Festival d’été d’Aix-en-Provence 2023
        • Festival de Lacoste 2023
        • Festivals du Luberon 2023
        • Festival de Pâques 2023
        • Festival de La Roque d’Anthéron 2023
        • Festival Rosa Musica 2023
        • Festivals de Salon-de-Provence 2023
      • Festivals 2022
        • Chorégies 2022
        • Festival d’Avignon 2022
          • Festival IN d’Avignon 2022
          • Festival Off d’Avignon 2022
        • Festival d’été d’Aix-en-Provence 2022
        • Festival de Lacoste 2022
        • Festivals du Luberon 2022
        • Festival de Pâques 2022
        • Festival de La Roque d’Anthéron 2022
        • Festival Rosa Musica 2022, notre partenaire
        • Festival de Salon de Provence 2022
      • Festivals 2021
        • Festival IN d’Avignon 2021
        • Festival Off d’Avignon 2021
        • Chorégies 2021
        • Festivals du Luberon 2021
        • Festival de Lacoste 2021
        • Festival Rosa Musica 2021, notre partenaire
        • Festival d’été d’Aix-en-Provence 2021
        • Festival de Pâques 2021
      • Festivals 2020
      • Festivals 2019
        • Chorégies 2019
        • Festival d’Avignon IN
        • Festival d’Avignon OFF 2019
        • Festival Off 2019 : toutes nos critiques
        • Festival de Pâques à Aix-en-Provence 2019
        • Musicales du Luberon 2019
        • Divers 2019
        • Saisons de la voix 2019
      • Festivals 2018
  • Interviews
    • Chanteurs
    • Chefs
    • Comédiens & divers
    • Compositeurs
    • Danseurs
    • Instrumentistes
    • Metteurs en scène
    • Autres personnalités
  • CD-DVD-Livres
    • CD : notre sélection
Vous êtes ici : Accueil / Comptes-rendus / Symphonique / Orchestre National Avignon-Provence, Aude Extrémo mezzo-soprano, Débora Waldman dir. (03-04-2026)  

Orchestre National Avignon-Provence, Aude Extrémo mezzo-soprano, Débora Waldman dir. (03-04-2026)  

 

Vendredi 3 avril 2026, 20h, Opéra Grand Avignon

Orchestre National Avignon-Provence. Débora Waldman, direction. Aude Extrémo, mezzo-soprano

Gustav Mahler, Lieder eines fahrenden Gesellen. Gustav Mahler, Blumine. Charlotte Sohy, Trois chants nostalgiques. Charlotte Sohy, Les trois anges – Ton âme. Wolfgang Amadeus Mozart, Symphonie n° 41 « Jupiter »

« Les trois anges » : sortir des sentiers battus, puis revenir à Mozart, un concert d’une haute qualité

 Voir aussi toute la saison de l’Orchestre National Avignon-Provence, et tous nos articles d’avril

Bis repetita… le programme de salle se limitait, à nouveau, à un marque-page énonçant, après une courte introduction en caractères bien minuscules, la distribution et les titres, sans plus, des œuvres proposées. Tant pis pour ceux qui n’ont pas les moyens de lire un QR-code renvoyant, je ne sais, à quelles informations, ou n’ont pas eu la possibilité ou la précaution, préalablement au concert, de rechercher par eux-mêmes à se renseigner, le site internet de l’orchestre ne nous apprenant rien de plus, tant sur les artistes que sur les œuvres interprétées et ne nous proposant aucun des textes chantés. Ainsi, à titre d’exemple, les Lieder de Mahler, initialement écrits pour baryton, étaient annoncés dans un arrangement de Michel Galante, sans aucune information sur cet arrangeur, probablement un compositeur et chef d’orchestre américain, ni sur ce en quoi il consiste.

Cela dit, sortir des sentiers battus est une bonne chose. Les deux œuvres de Mahler ne sont pas des plus connues et jouées, bien que Blumine ait une certaine tendance aujourd’hui à sortir de l’oubli, et Charlotte Sohy, l’une des compositrices préférées de Débora Waldman, reste encore à découvrir. Nous rappellerons ici le CD paru en 2022, consacré à la compositrice, avec, pour l’œuvre orchestrale, les mêmes interprètes que ceux de la présente soirée.

Mais une telle démarche, malheureusement, n’attire pas les foules, et trop nombreux étaient les fauteuils vides, Mozart n’ayant pas réussi, à lui seul, à les remplir un peu plus.

Mahler ouvrait donc le concert, avec des œuvres évoquant quelque peu sa première symphonie. Les thèmes des Lieder 2 et 4 seront en effet réutilisés dans le 1er et le 3ème mouvements ; quant à Blumine (mot inventé par le compositeur sur la base de Blume, la fleur), mouvement initialement écrit pour la musique de scène d’un poème d’un nommé von Schaffel, Der Trompeter von Säkkingen, il fut introduit comme 2ème mouvement de la symphonie, avant d’en être rapidement écarté. Ecrit pour un petit ensemble, Mahler le considéra insuffisamment symphonique et ne s’accordant pas avec le reste de l’œuvre, à l’orchestration plus imposante, ce que la critique ne manqua pas, non plus, d’observer.

Pour en rester sur Blumine, j’avoue un faible pour ce mouvement et son thème à la trompette, que le soliste maîtrisa sans problème, mais que j’eusse préféré moins dominateur, plus doux et retenu. Sachant qu’il s’agissait, à la base, d’une sérénade adressée par un trompettiste à sa bien-aimée, l’interprétation aurait gagné à un peu plus de fluidité et de sentimentalité.

Les Lieder de Mahler et les mélodies de Sohy furent, eux, magistralement interprétés, la voix d’Aude Extrémo – qu’on avait déjà entendue en 2023 avec ce même orchestre, placé sous la direction de Jean-François Heisser, ainsi que dans un concert Voix solidaires – convenant parfaitement aux intentions émotionnelles voulues par les compositeurs. S’il nous est difficile de nous prononcer pour l’allemand, on pourra cependant lui reprocher, pour les textes français, une diction pas toujours compréhensible, ce qui, en l’absence de programme donnant les textes, constitue une gêne à la pleine appréciation de la qualité de l’interprétation.  Mais, de toute évidence, la mezzo vit intensément ses textes. Sa voix chaude et puissante cohabita aisément avec un orchestre expressif, dynamique, souple et précis, aux lignes claires, jamais dominée ni couverte par lui. Elle sait être sombre, grave dans les instants de désespoir et de douleur exprimés par notre voyageur errant, dans la nostalgie et la mélancolie des poèmes de Cyprien Halgan et Camille Mauclair traités par Sohy, plus légère, lumineuse ou éclatante dans les souvenirs heureux et les élans plus optimistes ou descriptifs qui s’y viennent glisser.

Des Lieder de Mahler, le plus marquant fut sans doute le troisième, « Ich hab’ ein glühend Messer », avec ce « O Weh ! » répété, intense expression de douleur. Mais on retiendra aussi le dramatique et sombre premier, l’expressivité et la rêverie nostalgique du deuxième, la lente marche funèbre du dernier, s’achevant dans un apaisement fataliste.

Les chants et poèmes chantés de Charlotte Sohy sont bien, eux, dans la lignée des mélodies françaises pour orchestre et y méritent largement leur place. C’est une nostalgie qui fut bien rendue par nos artistes qui imprègne les trois chants, avec une forte expression des sentiments, jusqu’à la détresse parfois, comme dans le premier, « Pourquoi jadis t’ai-je trouvé ». La voix raconte, utilisant sa puissance dans les climax douloureux,  l’orchestre accompagne, commente, crée l’ambiance, comme l’évocation permanente de la pluie dans le second, « Le feu s’est éteint, je frissonne ». Quant au troisième, « Sous ce ciel d’hiver », il reste bien dramatique, malgré le rappel de souvenirs heureux.

Le poème chanté « Les trois anges » est plus apaisé, plus méditatif, pour nous laisser dans l’interrogation. Enfin, le chant tourmenté de « Ton âme » s’achève sur un point de suspension.

De tout cela, Débora Waldman dosa bien l’ensemble, les tempi, les dynamiques, les nuances, les contrastes. La force, l’intensité de l’interprétation de ces œuvres de Mahler et Sohy par Aude Extrémo et les musiciens de l’ONAP ne pouvaient qu’engendrer une vive ovation de la part du public, curieusement… de courte durée.

Il revenait à Mozart, avec sa Jupiter, de changer quelque peu l’atmosphère et de nous ramener vers des sphères plus optimistes et lumineuses. Le premier mouvement, dirons-nous, nous laissa plutôt perplexe : le choix d’un allegro très vivace, des silences trop marqués, des contrastes trop forts, nous aurions souhaité plus de grâce et de finesse, souhaits auxquels la suite répondra à merveille. L’andante, bien dosé, chantant et expressif, nous enveloppait d’une sérénité à peine troublée par un moment de tension. Le menuet, parfaitement abordé, rendait toute sa grâce. Le final enfin, avec ses sections fuguées, rapide, dynamique, aux lignes nettes, délivrait sa course conquérante et optimiste, pleine de vie.

Le public, enthousiaste, laissait éclater une longue ovation, qui voyait alors Débora Waldman faire saluer un par un tous les pupitres d’un orchestre qui venait d’offrir un concert de haute qualité.

B.D. Photo Cassiana Sarrazin

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Informations et contacts

  • Qui sommes-nous ?
  • Contactez-nous
  • Nos partenaires
  • Mentions Légales
  • Politique de confidentialité

Archives

Suivez-nous et partagez sur les réseaux sociaux

Facebook
Facebook
fb-share-icon

Copyright © 2026 · Développement Agence NetMédia

Gérer le consentement aux cookies

Pour offrir les meilleures expériences, nous utilisons des technologies telles que les cookies pour stocker et/ou accéder aux informations des appareils. Le fait de consentir à ces technologies nous permettra de traiter des données telles que le comportement de navigation ou les ID uniques sur ce site. Le fait de ne pas consentir ou de retirer son consentement peut avoir un effet négatif sur certaines caractéristiques et fonctions.

Fonctionnel Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’utilisateur, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou l’utilisateur.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’utilisateurs afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’utilisateur sur un site web ou sur plusieurs sites web à des fins de marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}