Mattea, ou comment une jeune femme peut prendre son destin en main
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Espace Saint Martial, 16h05, 1h10, du 4 au 25 juillet, relâche les dimanches. Théâtre musical (à partir de 12 ans).
A voir la belle affiche de Mattea, j’avoue avoir hésité entre Van Loo et Géricault. Elle m’a accroché, et l’originalité du spectacle aussi !
Mattea est une fable théâtrale et musicale, d’après ses concepteurs. Elle raconte l’histoire d’une jeune femme, dans une ville portuaire. Mattea est amoureuse, mais la vie n’est pas facile dans une période que l’on pourrait situer au XIXe ou début du XXe siècle. Pourtant, elle prendra son destin en main en voulant rester maîtresse de sa vie, quelles qu’en soient les difficultés.
Il y a un optimisme certain dans le personnage créé et joué par Alexandra Lacour. C’est d’ailleurs elle qui a sollicité Laura Léoni pour écrire le texte du spectacle. Un texte franc, parfois cru. Cependant l’atmosphère n’est pas lourde. Car, lors de chaque période de cette vie, l’histoire est ponctuée de chansons : chansons de marins, de lavandière : chansons du peuple. La composition et les arrangements musicaux sont principalement dus à Alexandra Lacour, qui chante aussi, et à Ulysse Chaffin. Tous musiciens sur scène. Ulysse Chaffin, pour sa part, se concentre davantage sur la partie électronique et guitare, avec un look de rockeur ; et même choriste il est extrêmement complice avec sa camarade. On apprécie…
Le troisième musicien, Loïc Audry joue surtout de l’oud, cet instrument méditerranéen, de plus en plus présent. L’ambiance portuaire s’explique alors d’elle-même. Surtout quand on apprend que Laura Léoni et Sébastien Bonnabel, le metteur en scène, sont originaires de Marseille. Ce dernier et Jérôme Baudouin, à la création lumière, ont su créer une ambiance sombre digne de ruelles nocturnes d’une ville ancienne. Seul le personnage de Mattea ressort davantage dans son costume clair, joutant sur un équilibre très esthétique.
Au-delà de la narration, on en vient à se poser des questions sur la vie des femmes aujourd’hui comme hier : bravo à la Compagnie du Libre Acteur qui fait aussi passer de beaux messages !
Norbert. Photo LouiseS
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