Une superbe plongée au cœur de l’âme humaine
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Petit Louvre chapelle des Templiers, 15h50, durée : 1h10. Du 4 au 25 juillet, relâche les 9, 16 et 23 juillet. Réservations au 04 32 76 02 79
Ronan Rivière aime adapter des romans russes à la scène. C’est vers Dostoïevski et sa nouvelle les Nuits blanches qu’il s’est tourné cette fois. Nous allons alors partager quatre nuits avec un homme et une femme qui se rencontrent par hasard. L’homme vient au secours de la femme qui semble vouloir se suicider, il tombe immédiatement amoureux d’elle. Elle est amoureuse d’un autre homme, elle se confie à ce jeune homme rencontré, ils deviennent le confident l’un de l’autre.
Dans un décor pittoresque, avec le mot « gare » écrit en cyrillique sur un panneau derrière un banc, nous suivons le destin de cet homme et de cette femme. Lui est incarné avec beaucoup de sensibilité par Ronan Rivière ; maladroit, c’est un solitaire, comme il le répète à plusieurs reprises ; il a du mal à s’exprimer et à révéler ses sentiments, d’autant qu’il comprend très vite que cet amour n’est pas réciproque. Laura Chetrit incarne cette femme, désespérée d’avoir été abandonnée par celui qu’elle aime ; elle est sur la réserve au début, puis elle se confie à cet homme qu’elle considère peu à peu comme un véritable ami. Elle se rapproche de lui. On se surprend presque à croire que cet amour est possible et que l’humanité de cet homme va l’emporter, mais dès que l’autre réapparaît, elle abandonne celui qui a tout fait pour l’aider.
La musique de Rachmaninov jouée au piano en direct sur scène vient habiter les moments où les personnages se quittent ; sa double tonalité de tristesse et d’espoir souligne ainsi les sentiments exprimés.
Nous plongeons au cœur de l’âme humaine d’une manière saisissante à travers les échanges de ce « couple ». Un moment suspendu, plein de délicatesse.
Sandrine. Photo Pascal Gely
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