
Les Musicales de Saint-Didier, organisées par la mairie du village (site officiel) ont pris des formes diverses tout au long des années.
Si elles ont connu un nouveau souffle avec les « Schubertiades » en 2010 en partenariat avec l’association mazanaise Musiques aux étoiles, on ne peut oublier que Saint-Didier constituait l’une des étapes traditionnelles de l’association les Floraisons musicales du violoniste avignonnais Pierre Hommage – alors ex-violon solo de l’Opéra de Marseille -, basée à Bollène et qui animait tout le Vaucluse avec une programmation très éclectique d’une trentaine de concerts ; le directeur artistique mariait musiciens français et européens, pointures reconnues et talents en herbe auxquels il donnait une vraie chance de se produire en public.
Les Floraisons musicales ont quitté la scène. Elles aimaient s’installer dans le cœur historique du village, sur la petite place ombragée, fleurie, et bercée par l’une des nombreuses fontaines.
Puis le château de Thézan, émergeant avec faste à partir de 2019 de son long sommeil, a accueilli dans son parc pluricentenaire plusieurs soirées mémorables, dont celles en 2025 de l’immense pianiste Suzana Bartal en solo en 2024 puis en duo en 2025, également une soirée autour de Beaumarchais en 2024. Autres lieux marqués par l’histoire, l’église paroissiale à l’intérieur des restes de remparts, et Notre-Dame-de-Sainte-Garde, ex-dernier oratoire du Chemin éponyme, se partagent cette année les concerts.
En 2026, après la réussite de 2025, ce sont donc trois concerts qui animeront le village au cœur de l’été. Des rencontres chambristes qui tisseront la délicatesse d’un répertoire original à (re)découvrir, deux à l’église en ouverture et clôture du festival, le concert médian étant donné dans le jardin de ND de Sainte-Garde, au flanc de la colline qui domine le village.
G.ad.

Vendredi 7 Août 2026, 20h, église de Saint-Didier, « les Rencontres musicales ». Ouverture des portes à 19h, entrée libre, tarif au chapeau
« Quatre jeunes musiciens issus des grands conservatoires européens passent par Saint-Didier pour un programme de quatuor à cordes entre trésors cachés et chefs-d’œuvre reconnus, alliance de coutume pour les Rencontres musicales du Ventoux qui fêtent leur cinquième édition. Ils donneront à entendre le premier quatuor de Charlotte Sohy, compositrice française redécouverte depuis peu, et dont l’écriture inventive et sensible mérite pleinement sa place aux côtés des grands noms du genre. En regard, le quatuor en ré majeur d’Alexandre Borodine offre l’un des sommets du répertoire romantique russe, porté par un lyrisme chaleureux et un esprit mélodique unique. Ce programme invite à un dialogue sensible entre deux voix qui ont su faire du quatuor à cordes le lieu d’une confidence intime ».
Samedi 8 août 2026, 20h30, jardin de Notre Dame de Sainte-Garde, « Harp Story »avec Agnès Peytour. Tarif : 12€/ soirée, ou 10€ (13-18 ans, demandeur d’emploi ou bénéficiaires des minimas sociaux) ou gratuit (-13 ans). Placement libre. Réservations : mairie de Saint-Didier, www.mairie-saint-didier.com. Ouverture des portes et billetterie à 19h30.
« Agnès Peytour vous invite à une immersion musicale au cœur de l’histoire de la harpe et de son répertoire. Du XVIIIe siècle à nos jours, de nombreux compositeurs ont illustré les grands moments de l’évolution de l’instrument par leur créativité, leur génie renforçant ainsi l’intérêt et la curiosité que la harpe suscite chez le public. Avec « Harp Story » Agnès Peytour vous propose un concert tout en surprises, découvertes et émotions autour des œuvres de Krumpholtz, Parish-Alvars, Hasselmans, Fauré, Debussy… »
Dimanche 9 août 2026, 20h30, église de Saint-Didier, « Dans le salon de Mel Bonis », Récital de piano à 4 mains
« Deux pianistes aux parcours singuliers, Noémie Berz et Noémi Foucard, unissent leurs sensibilités pour faire redécouvrir l’univers de Mel Bonis, compositrice remarquable longtemps restée dans l’ombre.
Dans l’intimité d’un salon parisien du début du XXe siècle, leurs quatre mains tissent un voyage musical entre valses et pavanes, où se mêlent rêves, mythes et contes. Aux côtés de Mel Bonis, le programme fait dialoguer Ma mère l’Oye de Ravel et l’opus 11 de Rachmaninov, offrant une traversée poétique entre enfance, nostalgie et imaginaire. »
G.ad.
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