Une dystopie dans le tourbillon dérangeant de l’actualité
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Théâtre des Béliers, 17h10, durée : 1h30. Du 4 au 25 juillet, relâche les 6, 13 et 20 juillet, supplémentaires les 9, 16 et 23 juillet à 20h50. Réservations au 04 90 82 21 07

Mélody Mourey, pour sa nouvelle pièce, nous plonge dans un futur inquiétant. Dans une France devenue un État totalitaire, nous suivons un petit groupe de chercheurs. Tout part d’un cachalot échoué, sur lequel on découvre des enregistreurs. L’équipe menée par Cléo Marson, bio-acousticienne, sera chargée de comprendre leur origine et de décrypter les enregistrements. Mais l’enquête scientifique se transformera vite en une affaire d’espionnage avec des causes et des conséquences géopolitiques importantes.
Les sujet abordés dans cette pièce sont nombreux : le totalitarisme, les enjeux de pouvoir, la perte des libertés, la recherche scientifique, l’écologie, l’intelligence artificielle, les relations familiales et humaines. Ces sujets si essentiels s’enchaînent dans un rythme très soutenu, sans toujours avoir le développement nécessaire, et nous restons sur notre faim…
Le décor est constitué essentiellement d’écrans sur lesquels sont projetées des vidéos. Nous sommes saturés d’images, qui s’enchaînent à un rythme effréné sans qu’on ait toujours le temps de bien les voir et de comprendre leur rôle. Le but semble être de plonger le spectateur dans cette avalanche de données qui nous assaillent ; peut-être est-ce un moyen de nous avertir des dangers de ce possible futur, en créant un malaise certain chez le spectateur.
Les six comédiens incarnent avec force ces personnages pris dans ce monde si oppressant. Ils jouent avec brio de nombreux personnages. Ils sont à l’unisson et nous présentent un magnifique travail de troupe qui donne toute sa puissance à la pièce en nous faisant ressentir toutes leurs émotions.
Une pièce qui nous permet une réflexion nécessaire sur des sujets contemporains. Elle est portée par des comédiens talentueux. Un regret toutefois : celui d’être pris dans un tourbillon qui nous a parfois un peu perdus.
Sandrine. Photo Alejandro Guerrero
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