Célébration de l’amour avec humour
Voir aussi tous nos articles sur le Festival 2026
et tous nos comptes rendus pour 2026

La Luna, 20h00, durée : 1h10. Du 4 au 25 juillet, pas de relâche. Réservations au 04 12 29 01 24
Quel titre étonnant ! Et dès les premières minutes, Esteban Perroy demande son avis au public sur le choix de ce titre et il nous explique ainsi pourquoi il l’a choisi. Le ton est donné, on va parler d’amour, celui que l’on donne, celui qu’on reçoit mais bien sûr on va le faire avec beaucoup un humour percutant et une énergie débordante.
Dans ce spectacle l’artiste parle d’amour en partant de son expérience, avec beaucoup d’autodérision, sur son adolescence en particulier. Il se livre aussi sur son vécu d’une manière sensible et même très touchante par moments ; l’amour, il ne l’a pas toujours connu et derrière la dérision, on sent aussi poindre certaines souffrances qu’il a finalement réussi à transformer en force grâce à l’humour.
Le jeu avec le public est présent, nous sommes sollicités pour donner notre avis, pour faire des hypothèses, pour réagir et c’est ce que l’on aime.
L’originalité de ce spectacle, qui le rend très drôle, est l’intervention d’une voix off et pas n’importe qui ! Cette voix off c’est Cupidon, qui interrompt régulièrement Esteban pour lui faire des leçons sur la langue française, pour apporter des précisions, pour le plaisir de l’interrompre et de s’amuser, mais aussi pour s’excuser d’avoir raté sa cible et de l’avoir fait souffrir. Cette voix est reconnaissable entre toutes, c’est celle, si puissante, posée et suave de Daniel Mesguich.
Dans les autres moments amusants et originaux, il faut signaler les sirènes qui se déclenchent quand il s’éloigne de la vérité sur sa vie ou quand il prononce des paroles qui ne sont pas respectueuses de toutes les règles de bonne moralité.
Un spectacle très drôle et original, qui parle d’amour, mais qui montre aussi comment sa présence ou son absence nous construit. Un spectacle qui fait du bien au moral et dont on sort… rempli d’amour !
Sandrine. Photo DR
Laisser un commentaire