The last Hamlet : Shakespeare comme vous ne l’avez jamais vu, dans une version jubilatoire pleine de surprises

Du 17 au 24 juillet (relâche le 19) à 22 heures. Durée : 1h40. En anglais surtitré en français.
Distribution. Avec Miguel Altunaga, Ben Duke, Hannah Shepherd. Avec la collaboration exceptionnelle pour le Festival d’Avignon d’Anna B Savage. Conception et mise en scène, Ben Duke. Décors et costumes, Soutra Gilmour. Lumière, Jackie Shemesh. Son, Jethro Cooke. Vidéo, Will Duke. Dramaturgie et traduction en français pour le surtitrage, Karthika Naïr.
Consultante de création, Raquel Meseguer Zafe. Collaboration créative, Sarah Calver, Luigi Nardone, Jamie Wood. Direction technique, Ed Borgnis. Régie plateau, Andrea Scrimshaw. Régie générale, Rachel Glover. Supervision des costumes, Anna Josephs. Éclairage, Daniel Harvey. Programmation lumière, Nadene Wheatley. Régie surtitres, Katharina Bader. Production et diffusion, Daisy Drury, Emma Evelyn, Gabrielle Veyssiere (Europe), Elsie. Management (North America), Performance Infinity (China)
Remerciements Jaclyn Fulton, Claire Verlet, Camilla Greenwell, Paul Blakemore, Nelson Autefault, Nora Houguenade, Ian Penny at Bristol Old Vic Scenic Workshop (construction scénique), Tom Crosley-Thorne (peinture scénique), Alan Roberts (ingénierie des structures), Andrew Patrick au Macfarlane Manufacturing (consultation carton), Warrington Fire, Element (consultation sur la résistance au feu), Richard Chappell at Freight 44 (transport), Rachael Canning (design des masques), Jagprops (création des masques), Suzanne Hogg (création costumes), Nicola Killeen Texties (teinture et décomposition), Fionnuala O’Conor, Mike et Caroline Howes et à l’équipe du Théâtre des Abesses ( Paris)
Production. Production Lost Dog. Coproduction Théâtre de la Ville (Paris), Sadler’s Wells (Londres), Festival d’Avignon, Romaeuropa (Rome) . Soutien Arts Council England, The Linbury Trust, Pavillon Noir (Aix-en-Provence), Warwick Arts Centre, Dance East (Ipswich), South East Dance (Brighton) et pour le 80e Festival d’Avignon : British Council
Représentations en partenariat avec France Médias Monde
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Ce « dernier Hamlet » (Last Hamlet), imaginé et interprété par Ben Duke, est un petit bijou ! Un savant cocktail entre théâtre et danse, coloré d’une bonne dose d’humour et d’autodérision autour de la figure d’Hamlet, personnage emblématique du théâtre de Shakespeare et figure tutélaire du 6e art (« la Joconde de la littérature » selon Ben Duke). Rien qu’au Festival d’Avignon, neuf versions ont été jouées (et on ne parle pas du Off !) et encore une cette année en plus de ce Last Hamlet, pour trois comédiens (spectacle itinérant de cette 80e édition). Pour le créer, Ben Duke s’est nourri d’une quinzaine de versions et en particulier du film de Franco Zeffirelli. Il en a trouvé des traces jusque dans Le Roi Lion de Disney, qui a inspiré son costume et la scène du meurtre… Autant dire que son souhait de monter un dernier Hamlet avec un petit budget, est d’emblée impossible et voué à l’échec et qu’il va encore ajouter des cadavres aux 21 millions de morts, causés par la pièce en 425 ans !

Quand le public arrive dans le cloître des Célestins, un vieux poste de radio est posé sur la scène et diffuse des musiques des années 80. C’est de ce vieux poste que naît le challenge. D’une interview enregistrée… De là, tout s’enchaîne, dans un univers de cartons, de peluches, d’intermèdes chorégraphiés entre élans poétiques et dérision, et surtout, rempli de surprises. Au programme : de l’amour, des meurtres, des trahisons, la vengeance et la folie… Le tout porté par un Ben Duke à la fois sublime comédien et habile danseur, et deux camarades de jeu qui ne déméritent pas (Miguel Altunaga et Hannah Shepherd). De l’intrigue, on n’en dira pas davantage de peur de vous gâcher le plaisir de la découverte. Mais une chose est sûre, même les plus fins connaisseurs d’Hamlet se feront surprendre et les autres ? Ils découvriront un spectacle drôle, hyper original, intelligent et profond sans se prendre au sérieux, dans une mise en scène pleine de malice et d’artifices. Et que les puristes se rassurent : si l’on entend peu le texte du grand William, ils entendront bien le célébrissime « to be or not to be, that is the question ». Dès le début ! Au moins, ça, c’est fait ! Pourquoi nous faire attendre après tout ? Plutôt que de créer le dernier Hamlet et d’enterrer cette tragédie une bonne fois pour toute, Ben Duke a plutôt éveillé l’envie en nous d’en voir beaucoup d’autres versions de cette trempe ! Quel bonheur ! Vive Hamlet !
Marie-Félicia. Photos FDA Christophe Raynaud de Lage

Dommage que les dates de tournée de ce petit bijou ne soient pas plus nombreuses… pour l’instant du moins.
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