Joyeuse balade dans les musiques de Trajal Harrell

Distribution
Chorégraphie, interprétation, costumes, scénographie, son, lumière, Trajal Harrell. Dramaturgie, Katinka Deecke. Scénographie, Nadja Sofie Eller. Lumière, Sylvain Rausa. Son, Santiago Latorre. Assistanat aux costumes, Sally Heard. Assistanat à la scénographie, Eva Lillian Wagner
Production, relations internationales, management Björn Pätz / Zürich Dance Ensemble. Production, Vienna Festival (Wiener Festwochen) | Free Republic of Vienna (Vienne), Zürich Dance Ensemble . Coproduction Théâtre Vidy-Lausanne, Lac Lugano Arte e Cultura, KunstFestSpiele Herrenhausen( Hanovre), Gessnerallee (Zürich), Theater Rotterdam, Tandem – Scène nationale Douai, ImPulsTanz – Vienna International Dance Festival (Vienne), Festival d’Avignon
Représentations en partenariat avec France Médias Monde
À 22 heures, au cloître des Carmes, le 24 juillet. Durée : 1 h 05. Réservations : cloître Saint-Louis, boutique du Festival, 0490141414 ou www.festival-avignon.com. Tarifs de 10 à 35€.
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Trajal Harrell fait du Trajal Harrel ! Il offre une danse intime et généreuse. Après sa venue en 2023 dans la Cour d’Honneur avec sa pièce collective The Romeo, le chorégraphe et danseur américain opte pour un solo, présenté au cloître des Carmes. Un solo ? Pas tout à fait ! Privé de voix, il est accompagné de son téléphone qui nous donne les instructions. Pour commencer, nous sommes sommés de sortir nos téléphones portables et de visionner le clip de Cold heart, d’Elton John sur YouTube, qui doit nous donner la tonalité joyeuse du spectacle. Et ça marche !

Pendant ce temps, l’artiste issu de l’univers du voguing, enlève les couches d’habits disparates qu’il avait superposées, jusqu’à se retrouver en pantalon gris et pull noir. Sur le tapis de scène jaune éclatant, au pied de monumentales falaises calcaires, évoquant les carrières de Boulbon, autre lieu mythique du Festival, Trajal Harrell invite le public à une balade musicale et s’abandonne à ses souvenirs…

Des airs baroques sous les doigts du pianiste Julius Drake à Tracy Chapman, en passant par le fado vibrant de la chanteuse portugaise Lula Pena ou de tonitruantes percussions, le danseur égraine son répertoire et se laisse submerger par la musique, jusqu’à l’ivresse. Hypnotique, drôle et pleine d’autodérision, la danse de Trajal Harrell, très expressive, ouvre un éventail d’émotions. Décrivant de larges cercles ou esquivant de petits gestes de mains pour s’éventer, l’interprète engagé erre sur le plateau, retrouvant l’essence du mouvement. Derrière une robe colorée, la chorégraphie se fait enivrante, dans une lumière bleue tamisée, alors que résonne la chaude voix de Lula Pena. Puis pleins feux, pour un final éclatant musicalement alors que la danse s’efface… Comme le voulait l’artiste, on aura passé un bon moment, sans plus.
Marie-Félicia. Photo Christophe Raynaud de Lage
Tournée internationale :

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