Ambiance polar américain des années 50 : rare au théâtre. On aime !
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Un intérieur vintage sous-éclairé. Derrière une demi-cloison, un vrombissement et un faisceau de phares. L’ambiance est posée, on se laisse très vite prendre au jeu.
Le polar, sur-représenté sur les écrans, petit et grand, est rare voire inexistant sur les planches. On en apprécie doublement cette pièce, qui nous plonge magistralement dans l’univers new yorkais des années 50.
C’est Nathalie Comtat, comédienne bien connue de la région, qui en blonde peroxydée endosse le rôle-titre. La pièce, écrite et mise en scène par Olivier Douau son complice artistique de la Compagnie du Nouveau Monde créée il y a dix ans, se taille un joli succès dans divers festivals de polar (Cognac, Villeneuve-lès-Avignon, entre autres).
On ne dévoilera évidemment que le résumé : un policier (Olivier Douau) et un journaliste rompu aux interviews (Stéphane Roux, par ailleurs musicien et chanteur) tentent d’extirper de la mémoire de Laura Belle, défaillante depuis qu’un redoutable malfrat a essayé par les armes de la faire taire, des révélations susceptibles de confondre le criminel.
Dans un climat lourd de polar noir, on ira de rebondissements en coups de théâtre, jusqu’au bout de la pièce. Les trois comédiens habitent des rôles taillés pour eux ; des silhouettes qui pourraient être stéréotypées si elles n’étaient jouées en finesse et précision.
G.ad. Photo G.ad.
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