Vendredi 12 juin 2026, 20h ; samedi 13 juin, 20h (séance supplémentaire) ; dimanche 14 juin, 20h. Durée 2h30. Opéra Grand Avignon
Opéra-bouffe en trois actes de Jacques Offenbach (1864). Livret de Henri Meilhac et Ludovic Halévy
Coproduction Opéra Éclaté, Opéra de Massy et Clermont Auvergne Opéra
Surtitré en français
Direction musicale, Chloé Dufresne. Chef de Chœur, Alan Woodbridge. Mise en scène, Olivier Desbordes. Costumes, Stella Croce. Vidéo, Clément Chébli. Lumières, Simon Gautier. Études musicales, Franck Villard
Hélène, Julie Robard-Gendre. Pâris, Raphaël Jardin. Ménélas, Carl Ghazarossian. Agamemnon, Thibault de Damas. Calchas, Jean-Vincent Blot. Oreste, Lamia Beuque. Achille, Frédéric Caussy. Ajax 1, Alain Iltis. Ajax 2, Etienne Prost. Parthenis, Agnès Menard. Léaena, Clélia Moreau. Bacchis, Laura Darmon Podevin. Philocome, Linfeng Zhu
Chœur de l’Opéra Grand Avignon
Orchestre national Avignon-Provence
Autour du spectacle
- Prologue
45 minutes avant la représentation, l’Opéra Grand Avignon et l’Orchestre national Avignon-Provence proposent un éclairage sur La Belle Hélène auquel vous allez assister.
Entrée libre sur présentation du billet du spectacle/concert
10€ à 79€. Réservation sur www.operagrandavignon.fr
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Grands rois, petits travers. Derrière l’éclat des couronnes, les puissants s’amollissent, se ridiculisent, se prennent les pieds dans leur propre grandeur. Chez Offenbach, l’Antiquité vire à la mascarade : les souverains s’embourgeoisent, les héros tournent en rond, et – le comble ! – Hélène la plus belle femme du monde s’ennuie à mourir dans son palais doré. Mais c’était sans compter sur l’arrivée de Pâris, prince troyen un peu trop charmant pour la morale vacillante des autorités grecques…
Derrière les farces et les quiproquos, La Belle Hélène est bien plus qu’une fantaisie mythologique : c’est une satire acérée de la société contemporaine et d’une élite engoncée dans ses privilèges. Des rois fainéants, un grand prêtre manipulateur, une société engluée dans des conventions de façade… Offenbach croque avec une férocité jouissive ces puissants qui s’admirent dans le miroir de l’Histoire sans s’apercevoir qu’ils en deviennent la parodie.
Ce bijou d’opérette est porté par une partition étincelante, où la musique virevolte et rebondit avec une légèreté ambiguë. Airs ensorcelants, ensembles déchaînés, rythmes déhanchés : Offenbach orchestre une mécanique comique implacable et trémoussante, qui séduit les sens aussi bien que l’esprit.
Un spectacle mordant, brillant et toujours aussi drôle – une fête lyrique où le génie et l’absurde s’enlacent dans un éclat de rire irrésistible.
(Dossier Opéra Grand Avignon)
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