Une recette éprouvée, qui a su fidéliser artistes et publics

Depuis 2013, le Festival de Pâques créé par Renaud Capuçon et Dominique Bluzet (site officiel) annonce le printemps plus sûrement qu’une hirondelle. Rappeler qu’il a pu compter 500 artistes, 14.000 spectateurs dont 10% d’étrangers, et un taux de remplissage de 82% dès la première édition, en dit long sur un succès qui ne fait que se confirmer d’année en année ! (source).
Nos chroniqueurs le suivent avec intérêt et fidélité, en 2025, en 2024, en 2023, en 2022, en 2021 en version numérique, pour les plus récentes éditions.
Éclectisme et finesse signent l’ADN de ce premier grand festival musical de l’année, avec des recettes éprouvées et reconduites : alternance entre ensembles symphoniques, formations de chambre et récital, entre gloires établies et étoiles montantes, entre évènements prestigieux et rendez-vous gratuits…

Pour 2026, du 28 mars au 12 avril, l’Orchestre National de Lille (28 mars), de Zurich (29 mars), de Liège dirigé par Lionel Bringuier (8 avril) et le Philharmonique de Munich (11 avril), se tailleront une place de choix ; Martha Argerich avec son complice habituel Lahav Shani (10 avril) et en trio avec Renaud Capuçon (11 avril), et Bertrand Chamayou (5 avril) confirmeront leur fidélité à cette belle institution festivalière ; l’on se réjouira de la présence de Jordi Savall à la tête de son Concert des Nations (1er avril), de celle de « baroqueux » connus et reconnus, comme Justin Taylor et Lucile Boulanger (2 avril), de la renversante soprano Nadine Sierra (7 avril) ; du talentueux flûtiste Emmanuel Pahud venu en voisin (8 avril) ; des pianistes eux aussi tout proches, Jean-François Heisser, son fils Charles et son ancien élève Jean-Frédéric Neuburger (9 avril) ; du rare duo fraternel Renaud-Gautier (4 avril), à côté de l’habituelle Carte blanche conclusive du directeur artistique (12 avril) ; et quelques jeunes talents (6 avril, Génération @Aix) trouveront ici une visibilité méritée, comme Yulianna Avdeeva (30 mars & 6 avril) ou Mao Fujita (31 mars), ou le guitariste Raphaël Feuillâtre (7 avril). Pour ne citer qu’eux.
Les très jeunes y auront eu leur place en amont, dans le cadre de la Petite Académie, comme les conservatoires de Bourgoin-Jallieu dans une master-class avec le violoncelliste Yann Levionnois (14 janvier), et de St-Paul-3-Châteaux avec le pianiste Théo Fouchenneret – lui-même invité avec son frère Pierre violoniste (2 avril) – (24 janvier).
Quant à la Passion du Vendredi-Saint (3 avril), cette année selon St Jean, sera dirigée par la jeune Camille Delaforge, révélée lors de sa résidence aux côtés d’Emmanuelle Haïm à Aix en 2024.
G.ad.
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