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LE FESTIVAL
« Sans pain, l’homme meurt de faim, mais sans art, il meurt d’ennui.» C’est par cette phrase de Jean Dubuffet que commence la présentation du Cello Fan, un « festival de musique classique, baroque et contemporaine avec violoncelle obligé ».
Sous la responsabilité artistique de Frédéric Audibert, violoncelle solo de l’orchestre international du festival de Dresde et professeur au sein de l’IESM d’Aix-en-Provence -Pôle supérieur, le festival de violoncelles Cello Fan de Callian-Pays de Fayence couvre quatre siècles de musique, baroque, classique et contemporaine avec violoncelle obligé et rassemble chaque année entre trente et cinquante musiciens et solistes.
Toutes les formes sont représentées : récital, musique de chambre ou musique symphonique. Mais aussi les rencontres avec le jazz et la chanson française, toujours en présence d’au moins un violoncelle.
« Sous le parrainage du grand violoncelliste Gary Hoffman (pour lequel nous avons-nous-même une grande admiration, NDLR), le poumon du festival bat depuis l’origine grâce à un octuor de violoncellistes liés par des études communes et des liens d’amitié. Peu à peu l’équipe s’est étoffée et l’ensemble des solistes qui font battre le cœur du festival est aujourd’hui composé d’environ une vingtaine de musiciens.
Créations contemporaines, répertoire ancien et classique sur instrument d’époque, grands compositeurs romantiques, jazz, le festival est pluriel et sans tabou. Construit comme un authentique festival inspiré par les premières années du Festival de Prades fondé par Pablo Casals, il invite les solistes nationaux et internationaux aguerris, pour interpréter les plus belles pages de la musique. Solistes qui se fondent dans la vie quotidienne du territoire et de ses résidents.
Le public, au fil des ans, se déplace en toute confiance. Il suit ses propositions artistiques avec beaucoup d’ouverture d’esprit, toujours prêt à entendre un quatuor de Mozart ou un trio de Schubert mais ne refusant pas la rencontre avec Xenakis, Florentine Mulsant , Eric Tanguy ou Graciane Finzi même si ses goûts ne le porte pas forcément vers la musique contemporaine. Convaincu d’entendre des concerts de qualité avec des musiciens hors pair et des propositions artistiques originales.
Selon les années, le festival propose aussi d’assister à des master classes publiques, un itinéraire musical dans les ruelles du village, des conférences et des rencontres avec les musiciens ou encore rassemblent les classes de violoncelle de la Région pour un grand concert partagé. »
Mais Cello Fan est également présent toute l’année, dans le cadre de ses Quatre Saisons, avec concerts et actions de sensibilisation depuis 25 ans dans les écoles et collèges à Nice. En 2023, si l’association Cello Fan a connu une très brusque et très inattendue baisse de 60% de ses subventions générales, elle a pu néanmoins conserver entre 4 et 10 concerts par session pour les élèves du Pays de Fayence « avec l’objectif que chaque élève puisse entendre au minimum dix concerts avant son entrée au collège ».
Car « la musique classique, baroque et contemporaine est une culture de patrimoine toujours vivante à la portée de tous les publics, c’est une évidence, mais il est toujours important de le rappeler. »

L’EDITION 2026, #25
« On ne vend pas la musique, on la partage». C’est une phrase, à la fois simple et lumineuse, de Léonard Bernstein qui annonce cette édition « quart de siècle ».
Une trentaine de solistes seront réunis autour de Frédéric Audibert, pour trois jours de concerts intensifs.
Apero Cello
Trois concerts d’une heure seront donnés dans la chapelle des Pénitents, suivis d’un apértif. Carte blanche est donnée aux musiciens qui interprèteront des œuvres pour violoncelle solo ou des sonates pour violoncelle et piano. Avec Bach, Pau Tortelier,
Camille Pépin; S. Gubaïdulina, A.Piatti, G. Ligetti, C. de Horst et de nombreuses surprises en perspective.
Ainsi parlait le violoncelle
Pour le concert d’ouverture, le vendredi 3 juillet, gros plan sur Richard Strauss. En ouverture, Ainsi Parlait Zarathoustra, célèbre poème symphonique inspiré librement du livre du philosophe Freidrich Niestzche. L’orchestre de violoncelles Cello Fan en jouera plusieurs mouvements ; puis le final d’un autre poème symphonique Don Quichotte, pour violoncelle, alto et orchestre (« La Mort de Don Quichotte » où le violoncelle est Don Quichotte et l’alto – François Mereaux, alto solo de l’orchestre philharmonique de Monte-Carlo – incarne Sancho Panza pleurant la mort de son compagnon de route).
On entendra aussi la Sonate pour violoncelle et piano en fa majeur, véritable chef-d’œuvre de jeunesse qui eut un succès immédiat ; et le Grand Nocturne élégiaque en do majeur pour deux violoncelles et piano de Karl Schuberth et le Duo concertante pour deux violoncelles et piano du violoncelliste et compositeur Josef Werner, violoncelle solo de la chapelle de la Cour de Munich.
Journée des compositrices
Une journée hommage divisée en deux concerts, avec un florilèges d’œuvres de plus de 20 compositrices classiques, romantiques et contemporaines, dont Nadia Boulanger, Clara Schumann, Clémence de Grandval, Rita Stohl, Fanny Mendelssohn, Clara Schumann, Grazina Bacewicz, Florentine Mulsant et Graziane Finzi, et bien d’autres encore.
Au programme notamment la sublime Sonate pour violoncelle et piano de Louise Farrenc ; la Sonate pour alto et piano de Rebecca Clarke. ; la Sonate pour violoncelle et piano de Mel Bonis (compositrice prolifique que l’Orchestre National Avignon-Provence aussi a contribué à sortir de l’oubli)
Le violoncelle italien
Le dimanche matin, dans l’église du village de Mons, un concert sera entièrement dédié à la musique italienne du 18ème siècle (Gabrielli, Boccherini, Paganini, Marcello, Vivaldi) « car l’Italie est souvent considérée comme le berceau du violoncelle. C’est en effet en Italie que l’on trouve les premières familles de violons et que peu à peu le violoncelle s’émancipera et prendra le rôle de soliste ». En dialogue avec la guitare de Pascal Polidori, les violons de Stéphane Tran Ngoc, Louis-Denis Ott et Anne Søa, et le hautbois de François Meyer.
Danse avec les violoncelles
Retour à Callian l’après-midi, chapelle des Pénitents à 15h30, pour une rencontre musicale avec les jeunes musiciens et musiciennes du festival. L’entrée est entièrement gratuite sur présentation d’un billet à réserver sur le site du festival dans la limite des places disponibles.
Le dimanche soir, à 18h30, dans l’église, 17 violoncellistes pour l’Audabe pour douze violoncelles de Jean Français, œuvre superbe mais redoutable ; ou encore le Concerto pour violoncelle n° 1 en mi bémol majeur (op.107) de Dmitri Chostakovitch avec les solistes du festival, et quelques autres pépites comme Terra Danza et Terra Aria de Giovanni Sollima pour ensemble de violoncelles. Le festival se terminera avec le dernier mouvement de la Symphonie du Nouveau Monde d’Anton Dvorak.
Une belle 25e édition…
G.ad.
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