
Vendredi 19 juin 2026, 20h30, église de la Collégiale, Villeneuve-lez-Avignon
Ensemble vocal Guillaume Costeley. Orchestre des Deux Rives. Maria Zopounidis, soprano ; Paulo Venegas, basse ; Pascal Bondis, direction.
Fauré, Requiem. Joseph-Guy Ropartz, De Profundis. Camille Saint-Saëns, Super flumina Babylonis. Félicien David, Pie Jesu. Pascal Bondis, On the banks of Babylon.
Entrée : 15€. Billetterie : librairie La forme d’un livre, 57, rue de la République, Villeneuve. Renseignements : SMS au 0665 10 09 10/ charango30@gmail.com
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Amateurs de raretés, il ne faudrait pas manquer un concert qui réserve de belles découvertes, avec deux compositeurs mal connus, et une création mondiale : une œuvre tout récemment découverte, jamais jouée, jamais enregistrée !
Fier d’une aventure qui dure depuis 46 ans, l’ensemble vocal Guillaume Costeley – compositeur de la Renaissance, né à Pont-Audemer en 1531, mort en 1606 à Évreux – sous la direction de son créateur (1980) Pascal Bondis, travaille à faire découvrir des œuvres rares ou méconnues.
En ce concert de printemps, il donnera d’abord une œuvre bien connue, le Requiem de Fauré, avec l’Orchestre des deux Rives, composé de musiciens de la région et d’élèves du Conservatoire du Grand Avignon. Le programme de ce concert mettra également à l’honneur trois autres compositeurs, dont deux dont fort mal connus : Joseph-Guy Ropartz et Félicien David.

Ropartz, mort en 1955, compositeur d’origine bretonne, à la fois romantique et moderne, illustre parfaitement la transition entre les 19ème et 20ème siècles, comme en témoigne son De Profundis.
Félicien David, compositeur vauclusien – 2026 célèbre le 150e anniversaire de sa mort, 1876 -, oublié aujourd’hui, eut pourtant un franc succès à son époque. L’un des chroniqueurs de Classiqueenprovence regrettait notamment il y a quelques jours, en découvrant le programme de la saison 2026-2027 de l’Orchestre National Avignon-Provence, que ce compositeur vauclusien important ait été totalement ignoré en cette année d’anniversaire !

Le troisième compositeur, Camille Saint-Saëns, est bien connu ; et pourtant, jusqu’en 2021 une œuvre de lui dormait dans les archives de la ville de Dieppe, auxquelles il avait légué ses compositions. Ecrite sur le texte du psaume 136 Super Flumina Babylonis, cette œuvre originale fut donc publiée pour la première fois en 2021 par les éditions Bärenreiter, et pour l’instant jamais enregistrée au CD ni interprétée en concert. Camille Saint-Saëns y utilise, pour la première fois dans l’histoire musicale, un quatuor de saxophones.
La partition du motet de David a pour sa part été éditée et mise à disposition par le Palazzetto Bru Zane, centre de musique romantique française, avec lequel l’Onap aussi travaille régulièrement, dans son exhumation d’œuvres rares.
G.ad.
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