Les Chorégies d’Orange (site officiel) fêteront les 15 ans de Musiques en fête ce vendredi 19 juin 2026 (annonce). Deux participants « historiques » ont accompagné au fil des années ce rendez-vous qui lance les festivals d’été en Provence.
Le ténor Florian Laconi, chouchou du public, est « le plus pop des chanteurs d’opéra », d’après Alain Duault ; quant au chef Didier Benetti, avignonnais d’adoption, spécialisé dans la variété et le jazz, on reconnaît entre mille sa veste blanche…
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-A quoi s’attendre en cette 15e édition ? Des surprises, ou de la continuité ?
-(F.L.) Je sais comme vous, mais pas plus, qu’il va y avoir un très beau programme. Si quelque chose se prépare, je ne le saurai qu’à mon arrivée à Orange, ce mercredi. Moi je vais retrouver Musiques en fête après 4 ou 5 ans d’absence et j’en suis très heureux.
-(D.B.) D’après ce que je vois, c’est à la fois un rendez-vous avec des moments marquants qui ont fait recette, et des nouveautés.
-On a très vite parlé de « la troupe de MEF ». Comment s’est constituée cette équipe en 2011 ?
-(F.L.) C’est Alain Duault qui a lancé l’opération. Il avait l’habitude, avant même MEF, de réunir les mêmes chanteurs lyriques, sur des croisières, des concepts, des événements. On se connaissait donc tous, d’autant qu’on est un microcosme. On est donc heureux de se retrouver, ensemble dans cette ambiance festive.
-(D.B.) Je ne suis arrivé qu’à la 2e édition. C’est Luciano Acocella qui a assuré toute la première, mais il a trouvé ensuite que c’était trop lourd. Pascale Dopouridis, qui me savait musicalement crossover, m’a contacté. Et la complicité s’est créée presque tout de suite. Puis j’ai suggéré d’ouvrir un petit peu plus au monde… pas vraiment crossover, mais opérette, comédie musicale pour essayer de ne pas faire que du classique.
-Avez-vous un souvenir marquant ?
-(F.L.) J’ai surtout été très heureux que l’on me fasse confiance, pas seulement sur de l’opéra, mais dans des mélanges de genres avec différents artistes. Le grand bonheur pour moi, c’est surtout qu’à Musiques en fête, on peut métisser. Avec des résultats parfois inattendus ! Un duo avec Lambert Wilson, Laurent Gerra, Dany Briand et même Cyril Féraud !
-(D.B.) Un jour, on répétait une chanson de Trénet avec la Maîtrise des Bouches-du-Rhône ; les enfants devaient agiter une sorte de mouchoir, sauf qu’alors cela les empêchait de voir l’écran de télévision ; d’où un décalage de quelques mesures ; et l’opérateur a saisi à la caméra mon air effaré !!!!
-Quand on est sur la scène, parfois dos aux gradins, que voit-on du public ? Sent-on sa respiration ?
-(F.L.) On voit un mur, un mur de gens qui sont là pour nous, pour faire la fête avec nous en musique. Surtout quand la soirée s’avance et que la nuit tombe. Mais à MEF, les gens applaudissent volontiers : c’est hyper-réconfortant pour un artiste !
-(D.B.) Le public d’Orange est un public qui réagit très bien… parfois trop (rire). On aimerait bien, par exemple, qu’il attende pour applaudir que les arias d’opéra soient terminés ! Mais on sent un bel enthousiasme…
-Avez-vous le trac avant d’entrer en scène ? Des rituels d’avant-concert ?
-(F.L.) Pas vraiment…, à part de discuter ou plaisanter avec les autres, artistes, techniciens… pour essayer justement de maîtriser un peu le trac (sourire). C’est ma façon à moi de me concentrer.
-(D.B.) A Orange, entre chef et chanteurs, on ne se voit pas, la télé est trop petite ; si le morceau est périlleux, c’est stressant, mais en même temps galvanisant. Et pas de rituel, mais le bonheur de l’instant présent. Je savoure pleinement ces moments partagés avec les autres, tous les autres…
Propos recueillis par G.ad.
-Vendredi 19 juin, 21h10, en direct sur France 3 et France Musique. Voir nos entretiens intégraux : Florian Laconi & Didier Benetti.
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