Cendrillon : moment de ravissement avec Jean-Christophe Maillot et les ballets de Monte-Carlo

Lundi 13 juillet, à 21h30, durée 1h50, au Théâtre antique d’Orange dans le cadre des Chorégies 2026
Sous la Présidence de S.A.R. la Princesse de Hanovre
Les Ballets de Monte Carlo. Chorégraphie, Jean-Christophe Maillot. Musique, Sergueï Prokofiev. Scénographie, Ernest Pignon-Ernest. Costumes, Jérôme Kaplan. Lumières, Dominique Drillot
Première représentation par Les Ballets de Monte-Carlo : le 3 avril 1999, à la Salle Garnier de l’Opéra de Monte-Carlo
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Les danseurs des Ballets de Monte-Carlo ont semé l’enchantement au théâtre antique d’Orange ! Sept ans après Roméo Juliette, le chorégraphe Jean-Christophe Maillot était de retour aux Chorégies avec les Ballets de Monte-Carlo, pour présenter son adaptation de Cendrillon. Sur les musiques de Prokofiev (Roméo et Juliette et Suites) Jean-Christophe Maillot s’est éloigné du conte de fées traditionnel et de la version de Walt Disney pour retrouver les versions originelles plus cruelles, de Grimm et de Perrault. Le ballet s’ouvre par un pas de deux aérien et plein de grâce, entre les parents de Cendrillon, avant que la mère ne succombe. Ne reste d’elle que sa robe blanche légère, évanescente présence qui irradie toute la pièce… et éclaire le destin de Cendrillon.

A sa mère, succèdent sa belle-mère et les deux filles de celle-ci, aussi belles extérieurement que laides intérieurement. Dans leurs costumes chamarrés, dans une cour colorée, aux toilettes sophistiquées et exubérantes de couleurs vives, les trois femmes jouent de leurs charme et de leurs prouesses techniques pour manipuler les hommes, du père de Cendrillon au prince. Dans ce monde du paraître et du clinquant, entre chorégraphies de groupe, solos, duos ou trios où l’héritage classique dialogue avec une écriture plus contemporaine, deux personnages se distinguent. Cendrillon, par la simplicité de sa tenue et la sobriété de ses gestes. Et la Fée (divinement incarnée), toute pailletée, évocation lumineuse de la mère de Cendrillon, qui l’aide à déjouer les pièges de ce monde trompeur. Cette danse de la joie et de la fête, éloge de l’amour, de la simplicité et de la pureté a triomphé dans le feu d’artifice final. Jean-Christophe Maillot a trouvé un parfait écrin à sa chorégraphie au théâtre antique d’Orange. Loin d’être perdus sur l’immensité du plateau, ses danseurs jouaient avec les éléments du décor, et la scénographie d’Ernest Pignon Ernest a permis de resserrer habilement l’espace. Grands parchemins où s’écrit l’histoire, écume des vagues, bateaux traversant les océans, dorures de la cour… les panneaux aux motifs changeants habillaient le récit en toute discrétion sans voler la vedette aux excellents danseurs des Ballets de Monte-Carlo. Un parfait cocktail de tous les arts, offrant une soirée divine sous les étoiles.
MF.A.
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