Un bijou d’humanité
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Cabestan, 12h55, 1h15. Du 4 au 25 juillet, relâche les 8 et 22 juillet. Réservations au 04 90 86 11 74
Une mère décide de tout faire pour aider son fils à revivre ses plus beaux souvenirs : atteint d’une maladie dégénérative l’enfant perd peu à peu les sens ; seul l’odorat lui reste, la mère fait donc appel à un « nez », lui lançant le défi de créer des parfums pour raviver la mémoire de son fils Darius. Paul, incarné avec une grande finesse par Renaud Castel, est d’abord très réticent. Il se laissera néanmoins convaincre, stimulé par le défi de l’entreprise autant que par le désir d’apporter un peu de bonheur à Claire et Darius. Nous vivons intensément ce combat émouvant d’une mère pour donner du bonheur à son fils mourant ; une mère incarnée avec beaucoup de justesse et de sensibilité par Catherine Hauseux.
L’autre défi est de faire reposer une pièce sur le sens de l’odorat ! Et pourtant, il sera relevé de manière magistrale car l’imagination suscite chez chacun un ressenti propre, lié à son vécu personnel.
Cette pièce écrite par Jean-Benoît Patricot est à l’origine un roman épistolaire. Son écriture, belle et sensible, a su nous émouvoir profondément. La mise en scène de l’auteur lui-même présente d’une manière originale cet échange épistolaire. Les comédiens sont éloignés au début, ils tiennent des lettres ou en écrivent. Mais au fil de la pièce ils vont se rapprocher et même se toucher. Leur relation devient alors très sensuelle, une sensualité bienvenue car leur relation se construit aussi sur du désir. Leur humanité est ainsi parfaitement rendue. Le décor est symbolique, deux sièges dont les dossiers se transformeront en orgue à parfums.
Une pièce sensible et fine, bouleversante. Une pièce intime qui montre la force de l’amour d’une mère. Une magnifique leçon d’humanité dans ce qu’elle a de plus beau.
Sandrine. Photo Elliot Daurat
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