Florian Laconi, ténor, « Chiaro di luna », à Avignon (28-10-2018)

Un bouquet fleur à fleur

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Clôture de la 2e Semaine italienne d’Avignon. Théâtre des Halles (28 octobre 2018)

Florian Laconi, ténor. Hany Heshmat et Josip Dragnic, guitares.

« Chiaro di luna », Chansons de la Méditerranée.

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« O sole mio » : tout tient dans ces trois mots, avec un tube international, et la voix d’un « tenoro italiano ».

Tout aurait pu tenir dans ces trois mots. Et pourtant, O sole mio, l’inévitable, n’a été offert, en cerise finale, qu’en 3e ou 4e rappel, dans une soirée dont le titre était, a contrario, « Chiaro di luna »…

 

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Et c’est une ambiance familiale, comme à la maison, entre amis, auprès du feu, que Florian Laconi a installée dans cette première présentation publique, en clôture de la 2e Semaine italienne d’Avignon, dans la salle du théâtre des Halles en configuration inédite (près de 200 places, sur gradins et tout autour de la scène, au plus près des artistes).

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Cette proximité a été palpable, surtout quand il est allé, glissando, des airs d’opéra (Il Barbiere ou Pagliacci) aux chansons de Méditerranée, gorgées de soleil, de tendresse, et d’émotion.

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Un univers multiple et chatoyant, souligné avec discrétion, sans redondance, par les projections en fond de scène.

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Si le chanteur comptait dans la salle au public composite quelques afficionados, habitués à l’entendre sur les scènes de la région, d’autres en revanche l’ont découvert avec un réel bonheur.

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Ces chansons de la Méditerranée qui signent son ADN de ténor solaire, il les portait en lui depuis longtemps, mais c’est un récent voyage en terre grecque qui en a précipité la concrétisation (voir notre entretien ici). Comme bien d’autres avant lui, Florian Laconi, né par les hasards de l’histoire familiale sous les brumes lotharingiennes, se lance dans la romance napolitaine… Heureusement il porte haut l’ambition de ces chansons dont la suavité l’avait bercé, et il ne se contente pas de fredonner des mélodies traditionnelles où d’autres ont perdu leur âme et leur voix.

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Avec la complicité de deux musiciens, Hany Heshmat et Josip Dragnic, professeurs au Conservatoire de Luxembourg, et rencontrés par un ami commun, il dessine un univers à chaque chanson.

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Ce n’est pas un récital de circonstance, c’est vraiment une rencontre du cœur, comme tous les projets dans lesquels Florian Laconi s’investit. Une de ses partenaires de scène s’exclamait, il y a quelques années, la main sur le cœur : « Florian ? Ah, Florian…C’est… c’est  Florian, c’est tout ».

La facilité lui aurait dicté de dresser un catalogue de quelques titres-phares du répertoire italien, avec le succès assuré. Il a préféré cueillir fleur à fleur un bouquet selon son cœur, citoyen du monde, offrant une mosaïque de peuples, de traditions et de langues diverses.

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Tout à tour crooner dont le timbre lumineux vibre jusque dans le murmure, ou instrumentiste (il sait jouer, aussi, de la guitare ou du bouzouki…), toute la générosité de Florian Laconi s’écrit en lettres de partage. Et l’on sait que ce récital n’a pas fini d’évoluer.

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Le ténor messin a tissé avec les scènes de la région des liens privilégiés : aux Chorégies bien des fois (Musiques En Fête, mais aussi festival d’été), à Marseille dans le concert des lauréats du Concours Voix nouvelles, à Avignon dans le concert des 3 ténors, ibidem dans Orphée aux Enfers… (G.ad. Photos concert : G.ad.)

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