Les étoiles, d’aujourd’hui et de demain, cet été à La Roque d’Anthéron (site officiel)
Voir aussi le festival en chiffres
Voir aussi : si vous ne choisissez qu’un seul concert…
Tous les grands talents de la planète pianistique, actuels et futurs, seront réunis pour la 45e édition du festival international de La Roque d’Anthéron, toujours foisonnante, du 19 juillet au 17 août 2025.
Lors de la traditionnelle conférence de presse, le 27 mars, le directeur René Martin insiste sur sa fierté de découvreur et promoteur de jeunes pousses ; certaines deviendront des vedettes internationales, comme plusieurs de leurs illustres aînés passés jadis par le Festival. Cette année, il leur ouvre une semaine de formation dédiée, avec immersion complète dans les coulisses et dans l’univers du piano, et l’immense privilège de jouer « [leur] premier concert à La Roque ».
Mais, à côté de ce tremplin pour la jeunesse, « La Roque » brille surtout par « l’élite mondiale ».
Les orchestres régionaux, comme précédemment, seront présents, légitimement soutenus par la Région Sud (Avignon, Cannes, Marseille, Nice, Toulon), avec leurs chefs et des solistes de renom ; mais également l’Orchestre de Paris et le Sinfonia Varsovia, avec lesquels le Festival a tissé des liens de fidélité.
Les « grands récitals » sont très attendus, avec des étoiles venues parfois du bout du monde, découvertes pour certaines à La Roque (Abdel Rahman El Bacha, Bertrand Chamayou, Alexandre Kantorow, Nicolaï Lugansky, Arcadi Volodos, Renaud Capuçon, Jonas Vitaud, Lucas Debargue, Claire-Marie Le Guay…). Paradoxalement, quand on connaît l’image XXL du festival, la musique de chambre se cocoone aussi, dans des lieux moins impressionnants que le Parc de Florans, garantissant une écoute plus intimiste (Gérard Caussé, Guillaume Bellom, Adam Laloum…). Le directeur est également très attaché aux musiques en train de s’écrire, sous la rubrique « Passer au présent », qui met un focus sur les œuvres du XXe siècle (Florent Boffard, Mickaël Lévinas). Mention également pour Philippe Glass, interprété par Célia Oneto Bensaïd et Vanessa Wagner.
On fêtera aussi divers anniversaires (Fauré, Chostakovitch, Ravel, Boulez) de façon très diverse : grand concert, récital, réécriture… Et l’on ne saurait passer sous silence les trois Nuits du piano devenues mythiques (Sumino, Ravel, Gershwin).
Pour sa part, l’abbaye de Silvacane accueillera dans son bel écrin de pierre la musique baroque au long de la dernière semaine de juillet (Pierre Hantaï, Jean Rondeau, Salomé Gasselin) ; l’orgue pourrait lui donner un écho bienvenu. Le jazz, lui, investit les carrières de Rognes, avec un succès déjà bien établi. On n’oubliera pas non plus les concerts de 18h, toujours fort appréciés, ainsi que les Ensembles en résidence, et quelques autres rendez-vous…
Quant aux lieux, ils sont de plus en plus nombreux et divers à s’ouvrir au Festival bucco-rhodanien (voir le détail dans notre article : le Festival en chiffres et en lieux), devenant ainsi accessibles à des territoires et des publics de plus en plus larges ; comme le Palais du Pharo, inauguré par Abdel Rahman El Bacha : sans doute son public dédié n’hésitera-t-il pas à suivre l’artiste jusqu’au bord de la Méditerranée.
Lors d’une question de la salle pendant la conférence de presse, les soutiens institutionnels se sont voulus rassurants sur leur accompagnement renouvelé malgré le contexte particulièrement inquiétant. Interrogés sur ce point, Daniel Gagnon a réaffirmé le fidèle attachement de l’Agglomération au festival, et la légère augmentation de subvention grâce à un effort largement consenti ; Nicole Joulia, pour sa part, a longuement précisé que c’est au Département qu’échoit le rôle social : aides diverses, handicap, RAS, etc… et qu’il est ainsi impossible de tailler dans ces postes ; l’effort doit donc être réparti sur tous, la culture comprise, quelle que soit l’importance incontestable d’un festival, économique et sociale.
Le programme complet sera mis en ligne sur le site du Festival « en avril 2025 ».
G.ad. Photos G.ad. & M.A.
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