Orchestre Philharmonique de Marseille, Thierry Fischer direction, Baiba Skride violon, à Marseille (12-05-2019)

Virtuosité « fantastique » au Pharo de Marseille

x. Marseille. 76 ko        x.0.Orchestre Philharmonique de Marseille concert 12 mai 2019

Auditorium du Pharo, Marseille le 12 mai 2019

Orchestre Philharmonique de Marseille ; Thierry Fischer, direction ; Baiba Skride, violon

Mozart, Symphonie n°32 en sol majeur

Korngold, Concerto pour violon en ré majeur, op.35

Berlioz, Symphonie fantastique

Logo CLENPR 21-06-17

L’Orchestre Philharmonique de Marseille a fait une très bonne impression ce dimanche après-midi dans l’auditorium du Pharo. Ce n’est pas dans la très courte (moins de 10 minutes) symphonie n°32 de Mozart qu’il brille le plus, techniquement bien au point, mais le son émis paraît très épais, trop épais à vrai dire pour une telle œuvre. Sans doute est-ce dû à l’acoustique très forte rendue par la salle, mais un simple solo de clarinette est joué avec une puissance qui semble démesurée.

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En changeant de place pour une position plus centrale dans l’auditorium, ce désagrément s’estompe dans la pièce suivante, le concerto pour violon d’Erich Wolfgang Korngold. La soliste lettone Baiba Skride émet de somptueuses sonorités, son jeu est franc et expressif, elle est capable également d’une vélocité impressionnante dans les passages virtuoses et sautillants. Le premier mouvement « Moderato nobile » peut rappeler des musiques de films américains, comme celle de Lawrence d’Arabie, tout comme le 3ème mouvement « Finale », mais cette fois plutôt dans le registre du western ou d’une Ruée vers l’or. Le deuxième mouvement « Romance » est interprété avec goût et émotion, montrant la très grande valeur de la musicienne. Baiba Skride offre en bis, dans un silence absolu de la salle, un morceau de Johann Paul von Westhoff (1656-1705), compositeur et violoniste contemporain de Bach.

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Après l’entracte, le chef invité Thierry Fischer montre encore davantage d’implication et d’énergie dans la Symphonie fantastique de Berlioz. Après un doux démarrage, les cordes dessinent rapidement un magnifique tapis sonore, les bois montrent un caractère affirmé, les cuivres éclatent avec franchise. Le deuxième mouvement « Un bal » est assez subtil et justement dansant, contrastant ensuite avec la mélancolie du cor anglais et de celle du hautbois dans « Scène aux champs ». Puis les roulements de timbales annoncent la « Marche au supplice », et enfin le mouvement final « Songe d’une nuit de sabbat » est délivré dans une ambiance lugubre, avec de vraies cloches qui sont sonnées, avant un finale qui tourbillonne furieusement.

Le public manifeste sa joie par de longs applaudissements, dans une salle bien remplie. (I.F. Photos I.F.)

 

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