Nuit russe (8-7-2018)

Les étoiles n’étaient pas toutes au rendez-vous

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Théâtre Antique d’Orange

Glinka, Borodine, Rimski-Korsakov, Tchaïkovski, Moussorgski, Rachmaninov, Khatchatourian

Direction musicale,*Mikhaïl Tatarnikov

*Oksana Dyka, soprano ; *Olga Poudova, soprano ; *Ekaterina Goubanova, mezzo-soprano ; *Ekaterina Sergueïeva, mezzo-soprano

*Bogdan Volkov, ténor ; *Boris Pinkhasovitch, baryton ; *Vitalij Kowaljow, basse

Orchestre philharmonique de Radio France

Chœur des Opéras d’Avignon, Monte-Carlo et Nice

Logo CLENPR 21-06-17

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C’est tout à l’honneur de la programmation, que d’avoir promu quelques pages peu connues en Occident d’un répertoire russe riche et miroitant. Des interprètes russes, dirigés par l’excellent Mikhaïl Tatarnikov, ont fait découvrir en effet des œuvres plus confidentielles, dans une précision qui n’excluait pas la sensibilité.

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Néanmoins, si des puristes se sont régalés, j’eusse aimé pour ma part plus de variété dans les genres, peut-être plus de spectaculaire dans les voix (ah, les belles basses slaves !), et quelques morceaux plus familiers. Les chanteurs se sont montrés quelque peu inégaux : Oksana Dyka, soprano diplômée du Conservatoire de Kiev, qui a incarné Tosca en 2005… à Montpellier après avoir gagné le concours de Marseille, et qui peut s’enorgueillir de beaux rôles dans des lieux prestigieux ; Olga Poudova, jeune soprano lauréate du concours Operalia, déjà engagée sur diverses scènes (Paris, Vienne, Zurich, Aix-en-Provence, Japon, Etats-Unis…) ; Ekaterina Goubanova, mezzo-soprano, qui chante à Covent Garden ou au Met, et sous les baguettes de Daniel Barenboim ou Riccardo Muti notamment ; Ekaterina Sergueïeva, mezzo-soprano, qui, avant de faire ses débuts en Carmen à Genève en septembre 2018 a chanté Blanche dans Le Joueur de Prokofiev à l’Opéra de Monte Carlo sous  la baguette de Mikhaïl Tatarnikov et dans la mise en scène de Jean-Louis Grinda.

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Quant aux messieurs, le jeune ténor blond Bogdan Volkov brûle les planches en Russie et en Europe (direction Tugan Sokhiev, ainsi qu’à Aix-en-Provence ou Savonlinna), tout en collectionnant les lauriers (Operalia de Placido Domingo) ; le baryton Boris Pinkhasovitch, au CV impressionnant, ne démérite pas malgré une attaque un peu timide ; c’est finalement la basse Vitalij Kowaljow, déjà entendue aux Chorégies en 2016 dans le Requiem de Verdi, qui a le moins brillé malgré une carrière solide.

Une belle soirée, mais où les étoiles n’étaient pas toutes où on les attendait. (G.ad. Photos G.ad.).