Nuit Chopin à la Roque d’Anthéron (09-08-2016)

x.0.Couverture programme. 35 ko

De surprise en surprise

1. chef_Christophe Gremiot. 106 ko

Dans le cadre de la deuxième Nuit du piano au 36e Festival international de La Roque d’Anthéron, nous avons retrouvé avec plaisir le Sinfonia Varsovia déjà entendu lors de la nuit Beethoven sous la direction d’un très jeune chef de 28 ans, Aziz Shokhakimov. Ce dernier récemment nommé Kapelmeister du Deutsche Oper am Rhein et chef principal invité de l’Orchestre symphonique Giuseppe Verdi de Milan est sous les feux des projecteurs tant son ascension dans la profession est rapide et prometteuse. Son entrée sur scène est très remarquée car d’emblée, il danse et manifeste physiquement son enthousiasme à diriger non pas du Chopin comme le nom de la soirée aurait pu le laisser entendre mais… la 4e Symphonie dite « Italienne » de Félix Mendelssohn. Cette œuvre romantique est très enlevée sous la baguette du chef. Il a mis en valeur avec une brillante énergie la beauté des cordes, tout en laissant trop de puissance aux cuivres.

2.Richard-Hamelin_Christophe Gremiot. 136 ko

Entre sur scène le jeune pianiste québécois Charles Richard-Hamelin. Plusieurs fois lauréat de seconds ou troisièmes prix lors de concours prestigieux (concours Chopin de Varsovie, Prix Krystian Zimmerman, Toronto …), il parachève actuellement sa formation à Montréal. Dans le Second Concerto en fa mineur op21 de Chopin il séduit par l’élégance de son toucher et la finesse de son jeu. Données en bis, la Mazurka en si mineur opus 33 n°4 de Chopin et la Pavane, extraite de la Suite n°2 en ré majeur opus 10 d’Enescu ont comblé le public.

Autre œuvre qui n’a rien à voir avec Chopin… Mozart ouvre le début de la seconde partie de la soirée, avec l’Ouverture des Noces de Figaro et le Divertimento en ré Majeur K.136.

3.Cho_Christophe Gremiot. 140 ko

Manifestement, l’orchestre regarde à peine le chef qui donne toujours autant de sa personne. Cela n’empêche pas les œuvres d’être bien jouées. Le très jeune pianiste Seong-Jin Cho, récompensé à 17 ans d’un 3e prix au concours Tchaïkovsky de Moscou, apparaît du haut de ses 22 ans comme le prototype du pianiste fragile et romantique. Il possède ce sens inné du rubato, un toucher ardent et passionné, une inspiration en perpétuel renouvellement. Nous tenons ici un très grand interprète de Chopin qui nous offre une lecture sensible et virtuose du 1er Concerto en mi mineur op11. Cette soirée s’achève avec deux bis: une œuvre de concert avec la Polonaise n°6 en la bémol majeur opus 53 « Héroïque » et le Moment musical n°3 en fa mineur D 780 opus 94 de Schubert. La surprise de la soirée aura été de découvrir deux jeunes pianistes qu’il faudra suivre. (D.B. Photos Christophe Grémiot).

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