Les Saisons de la Voix, printemps, à Gordes (29-04-2018)

Concert pluvieux, concert heureux…

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Les Saisons de la Voix, Concert de printemps, Espace Simiane, Gordes, Vaucluse (29 avril 2018)

Solistes : Ornella Bourelly, soprano ; Martin Candela, ténor. Pianiste accompagnatrice : Ayaka Niwano.

Duos voix/piano : Clarisse Dalles, soprano, et Ayaka Niwano en remplacement d’Antoine Simon ; Yui Futaeda, soprano, et Eunji Hann ; Stéphanie Guérin, mezzo-soprano, et Julien Coll ; Fiona MCGown, mezzo-soprano, et Celia Oneto Bensaid.

(toutes biographies en fin de page)

Ständchen (L. Rellstab), F. Schubert (1797-1828). Martin Candela, ténor et Ayaka Niwano, piano

Alte Liebe (K. Candidus), J. Brahms (1833-1897). Stéphanie Guerin, mezzo-soprano et Julien Coll, piano

Liebestreu (R. Reinick), J. Brahms (1833-1897) ; Meine Liebe ist grün (F. Schumann). Fiona McGown, mezzo-soprano et Célia Onetto-Bensaid, piano

Allerseelen (H. v. Gilm), R. Strauss (1864-1949). Ornella Bourelly, soprano et Ayaka Niwano, piano

Die Nacht (H. v. Gilm), R. Strauss (1864-1949). Clarisse Dalles, soprano et Ayaka Niwano, piano

Ständchen (A. F. v. Schack) , R. Strauss (1864-1949). Yui Futaeda, soprano et Eunji Han, piano

Desdemona’s Song, E. W. Korngold (1897-1957), Blow, Blow, Thou Winter Wind, extraits des Quatre Lieder de Shakespeare, op.31. Fiona McGown, mezzo-soprano et Célia Onetto-Bensaid, piano

Deux extraits de La bonne chanson (P. Verlaine), G. Fauré (1845-1924). Stéphanie Guérin, mezzo-soprano et Julien Coll, piano

C’est l’extase (P. Verlaine), G. Fauré (1845-1924). Ornella Bourelly, soprano et Ayaka Niwano, piano

Nuit d’étoiles (T. de Banville), C. Debussy (1862-1918). Ornella Bourelly, soprano et Ayaka Niwano, piano

Elle était descendue au bas de la prairie, L. Boulanger (1893-1918) ; Elle est gravement gaie ; Les lilas qui avaient fleuri ; extraits de Clairières dans le ciel (F. Jammes). Yui Futaeda, soprano et Eunji Han, piano

A Chloris (T. de Viau), R. Hahn (1874-1947). Martin Candela, ténor et Ayaka Niwano, piano

Montparnasse (G. Apollinaire), F. Poulenc (1899-1963). Martin Candela, ténor et Ayaka Niwano, piano

Au-delà, F. Poulenc (1899-1963) ; Aux officiers de la Garde Blanche, extraits des Trois poèmes de Louise de Vilmorin. Clarisse Dalles, soprano et Ayaka Niwano, piano

Le Temps des lilas (M. Bouchor), E. Chausson (1855-1899). Clarisse Dalles, soprano et Ayaka Niwano, piano

Zdes′ khorosho / Здесь хорошо (G. Galina), S. Rachmaninoff (1873-1943). Yui Futaeda, soprano et Eunji Han, piano

Love Went A-Riding (M. Coleridge), F. Bridge (1879-1941). Yui Futaeda, soprano et Eunji Han, piano

Ach, není tu, A. Dvorak (1841-1904), extrait n°3 de V narodnim tonu (In Folk Tone), op.73. Stéphanie Guérin, mezzo-soprano et Julien Coll, piano

« Oh luce di quest’anima… », G. Donizetti (1797-1848), air de Linda, Linda di Chamonix. Ornella Bourelly, soprano et Ayaka Niwano, piano

« Enfin je suis ici… », J. Massenet (1842-1912), air de Cendrillon, Cendrillon. Fiona McGown, mezzo-soprano et Célia Onetto-Bensaid, piano

« Oh ! ne t’éveille pas encore… », B. Godard (1849-1895), Berceuse, air de Jocelyn, Jocelyn. Martin Candela, ténor et Ayaka Niwano, piano

« Suis-je gentille ainsi… Obéissons… », J. Massenet (1842-1912), air de Manon, Manon. Yui Futaeda, soprano et Eunji Han, piano

« O mio babbino caro… », G. Puccini (1858-1924), air de Lauretta, Gianni Schicchi. Clarisse Dalles, soprano et Ayaka Niwano, piano

« Ah ! que j’aime les militaires… », J. Offenbach (1819-1880), air de La Grande-duchesse, La Grande-Duchesse de Gerolstein. Stéphanie Guerin, mezzo-soprano et Julien Coll, piano

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Si la pluie s’acharne à arroser les mélomanes vauclusiens lors des concerts de printemps à Gordes, au contraire des concerts d’automne (voir en 2017), elle n’affecte en rien la qualité et la fréquentation des Saisons de la Voix. Reconnaissons que les Saisons ont été singulièrement dynamisées par leur nouveau président, Raymond Duffaut, à qui la fondatrice Monique Cecconi-Botella – compositrice et 1er Grand prix de Rome – a passé le témoin l’an dernier. Il a même fallu ajouter des sièges supplémentaires pour ce 1er concert 2018.

x.1.3.Raymond Duffaut & Jeff Cohen.177ko

Jeff Cohen en est le directeur artistique, lui qui cumule par ailleurs les casquettes de compositeur, pianiste et arrangeur, et complice artistique de Jane Birkin, Angela Gheorghiou, Roberto Alagna, June Anderson, François Le Roux et bien d’autres. Chaleureux, il se montre lui aussi très attentif à ses poulains, réservant un mot personnel à chacun des jeunes artistes en sortie de concert.

Entre concours annuel, master-class et concerts saisonniers, c’est un beau tremplin que les Saisons de la Voix offrent aux talents en éclosion.

Ce sont donc neuf artistes émergents – sept filles, deux garçons -, lauréats 2017 du Concours international lied et mélodie de Gordes, qu’un public nombreux a pu applaudir lors de ce concert de printemps, à l’issue des deux journées de master class.

Excellente d’impression d’ensemble donnée par ces neuf artistes en herbe, bien préparés, déjà engagés dans la carrière pour certains. Belles voix évidemment, agréable présence en scène malgré l’intimidante proximité du public, et diction intelligible. Le programme déclinait trois parties, de la mélodie allemande aux pages lyriques, en passant par la mélodie française, et une transition russo-anglo-tchèque.

x.1.Martin Candela & Ayaka Niwano.99ko

Le ténor Martin Candela, qui a eu le redoutable honneur d’ouvrir le concert, ne m’a guère convaincue que dans la page A Chloris (Théophile de Viau, Reynaldo Hahn), registre sombre et diction impeccable ; sa Sérénade initiale, elle, n’avait pas eu le temps de se chauffer la voix, et a contrario sa « Berceuse » de Jocelyn, page délicate et légère (« Ah, ne t’éveille pas encore… »), aurait magistralement tiré du sommeil tout le village de Gordes !…

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Nous avons retrouvé avec plaisir la flamboyante mezzo Stéphanie Guérin, candidate du Concours Raymond Duffaut en octobre 2017 ; malgré une diction quelque peu inégale (La bonne chanson), ses aigus chaleureux, sa puissance parfois, sa malice juvénile (« Ah, que j’aime les militaires ! », du velours pour le final !) devraient la faire pétiller dans le lyrique léger ; nous attendons de la revoir le 21 juillet (voir programme estival infra).

x.3.Fiona McGown & Célia Onetto-Bensaïd.150ko

La souriante Fiona McGown, plus soprano que mezzo, que j’ai trouvée tout juste agile dans la mélodie allemande, m’a bluffée dans la suite du programme. A l’aise, avec déjà un certaine habitude du métier jusque dans le regard, elle a témoigné dans « Blow, Blow… » notamment, d’un sens du rythme, et de couleurs vocales qui flirteraient allègrement avec le répertoire le plus large, dont blues et jazz.

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Ornella Bourelly, soprano soliste, nous régale d’une large palette, d’une égale intensité et de vocalises acrobatiques (Donizetti) malgré – détail infime – un legato parfois inopportun ; elle écarte résolument le pupitre, sûre de sa mémoire, s’offrant ainsi une projection vocale et émotionnelle plus directe. Sa mélodie française (« Nuit d’étoiles »), très réussie, s’appuie sur une agréable prononciation, de beaux aigus, et des médiums assurés à défaut d’être colorés.

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Clarisse Dalles, soprano, développe des médiums parfois colorés et des aigus cristallins, même si, dans la mélodie allemande, elle n’a réussi à attraper ceux-ci qu’en vibrato. « Le temps des lilas » a pris ensuite toute la salle dans ses bras, enveloppant tout l’espace malgré une acoustique peu adaptée. On peut également saluer son courage pour avoir choisi le célébrissime « O mio babbino caro » comme page lyrique.

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Quant à la jeune Japonaise Yui Futaeda, au délicieux accent exotique en voix parlée, elle a déjà acquis au chant une parfaite diction française, et nous gratifie d’une lumineuse interprétation de Manon (« Profitons bien de la jeunesse »). Mais, se connaissant des aigus magnifiques, elle en joue, en rejoue, jusqu’à s’y complaire et les surjouer, parfois même les gâcher. Sans doute petit péché de jeunesse… Nous suivrons avec beaucoup d’intérêt sa jeune carrière, comme celle des huit autres lauréats.

Les pianistes ont donné eux aussi des interprétations pleines d’intelligence et de sensibilité, qu’ils soient en duo comme Julien Coll, Eunji Hann ou Célia Onetto-Bensaïd, ou accompagnateurs comme Ayaka Niwano, déjà co-accompagnatrice avec Hélène Blanic du Concours Raymond Duffaut. Souhaitons seulement que Julien Coll ait pris le temps, avant le concert de cet été, de se raser et de se coiffer ! (G.ad. Photos G.ad.)

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Prochains spectacles des Saisons de la Voix de Gordes (84)

-Mercredi 18 juillet 2018, 21h45, Gordes, Théâtre des Terrasses. « Une nuit chez Monsieur Offenbach ». Direction musicale/ piano, Kira Parfeevets. Mise en scène, Nadine Duffaut. Chorégraphie, Eric Belaud. Lumières, Philippe Grosperrin

Solistes : Erminie Blondel, soprano ; Ambroisine Bré, mezzo-soprano ; Florian Laconi, ténor ; Marc Scoffoni, baryton

Danseurs : Bérangère Cassiot, Noémie Fernandes, Anthony Beignard, Alexis Traissac

 

-Samedi 21 juillet 2018, 21h45, Gordes, Théâtre des Terrasses. « Correspondances ». « Tout s’affaiblit, tout disparaît. De nous, il faut que quelque chose reste ». En co-réalisation avec Les Musicales du Luberon. Direction musicale/ piano : Celia Oneto-Bensaid. Mise en scène, Nadine Duffaut. Lumières, Philippe Grosperrin

Solistes : Ludivine Gombert, soprano ; Julien Dran, ténor. Avec les lauréats du Concours international lied et mélodie 2017 : Fiona McGown, soprano ; Stéphanie Guérin, mezzo-soprano ; Julien Coll, piano

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Jeff Cohen, direction artistique

Jeff Cohen est né à Baltimore (Etats-Unis) Il étudie le piano avec Léon Fleisher, Reine Gianoli et Peter Feuchtwanger. Il vit actuellement à Paris où il est professeur de lied et de mélodie au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris.

Il se produit avec de prestigieux artistes, tels que Roberto Alagna, June Anderson, Cecilia Bartoli, Yann Beuron, Jane Birkin, Tassis Christoyannis, Karine Deshayes, Elsa Dreisig, Jean-Paul Fouchécourt, Véronique Gens, Isabelle Georges, Angela Gheorghiu, Ivry Gitlis, Sunni Jo, Alexandra Kurzak, François Le Roux, Noël Lee, Ute Lemper, Bianca Li, Mady.Mesplé ou encore Didier Sandre…

Il enregistre plusieurs disques, dont un récital live à la Scala de Milan avec Angela Gheorghiu ; des mélodies de Duparc, Fauré, Hahn, Gounod avec François Le Roux ; des mélodies de Lalo, Saint-Saëns ou Godard avec Tassis Christoyannis ; des lieder de Mozart au piano-forte avec Véronique Dietschy et des chansons de Kurt Weill et de cabaret avec Ute Lemper.

Il travaille en qualité de chef de chant sur des enregistrements d’opéra avec des chefs d’orchestre tels que Bertrand de Billy, Mark Elder, Christopher Hogwood, John Nelson, Michel Plasson ou encore Georg Solti.

Il a également été engagé en qualité de chef de chant au Théâtre de la Monnaie à Bruxelles, professeur à l’Ecole d’Art Lyrique de l’Opéra National de Paris, responsable musical au Théâtre du Châtelet et conseiller à la Bibliothèque nationale de France pour une série de concerts sur la mélodie française.

Jeff Cohen a dirigé l’orchestre de L’Opéra de quat’ sous, mis en scène par Giorgio Strehler au Théâtre du Châtelet, a assisté Myung-Whun Chung pour Otello à l’Opéra National de Paris et a collaboré avec Patrice Chéreau pour Hamlet et Lucio Silla. Il a joué dans Impressions de Pelléas de Peter Brook et avec Fanny Ardant dans Masterclass, mis en scène par Roman Polanski. Il a été directeur d’études musicales de Street Scene de Kurt Weill avec l’Atelier Lyrique de l’Opéra National de Paris. Il a tourné avec la chorégraphe Blanca Li dans son spectacle Le Jardin des délices.

Jeff Cohen compose par ailleurs des musiques de scène et de films (Noémie Lvovsky, Cédric Klapisch, Colinne Serreau).  Il a aussi conçu et a animé une émission pour les enfants, Jeff d’orchestre, à la télévision française.

Jeff Cohen est Officier des Arts et des Lettres.

Ornella Bourelly, soprano

Après avoir obtenu son brevet d’études musicales, Ornella Bourelly obtient en 2015 un Prix de musique de chambre, cycle spécialisé avec la mention bien, elle suit ensuite des master classes avec Juan Carlos, Sophie Pondjiclis, Anthony Girard ou encore Elisabeth Cooper.

En 2016, Omella Bourelly se produit dans un récital sur le thème du rêve à l’Alcazar de Marseille, de mélodies russes au Conservatoire National à Rayonnement Régional de Musique de Marseille, puis participe à une conférence Les Musiques de Colette avec le musicologue Lionel Pons à l’Alcazar de Marseille.

En 2017, elle se produit dans le concert de la classe d’art lyrique au foyer de l’Opéra de Marseille, dans le concert des Lauréats du Conservatoire National à Rayonnement Régional de Musique de Marseille, accompagnée par l’Orchestre de Philip Bride, puis chante dans le cadre du Gala de fin d’année de ce même conservatoire.

Martin Candela, ténor

De 2007 à 2010, Martin Candela étudie le chant à Evron dans la classe d’Annick Vert. Il suit ensuite des master classes au Centre de Musique Baroque de Versailles, puis entre à l’Atelier lyrique d’Opéra Fuoco, dirigé par David Stern et Jay Bernfeld et participe à la master class de Jeff Cohen sur la musique française.

En juillet 2013, il obtient son Certificat de fin d’études du Centre de Musique Baroque de Versailles avec mention très bien et se voit attribuer en 2015 le Diplôme d’études musicales de la ville de Paris avec mention très bien à l’unanimité du jury.

Martin Candela s’est déjà produit en qualité de soliste dans de nombreuses oeuvres, telles que Kiss me Kate de Cole Porter, Damon de Telemann, Tancrède de Campra…

Il a également chanté avec des ensembles prestigieux comme Opera Fuoco (direction David Stern), Le Concert Spirituel (direction Hervé Niquet), l’Arsys Bourgogne (direction Mihàly Zeke), l’Ensemble Correspondances (direction Sébastien Daucé), le Centre de Musique Baroque de Versailles (direction Olivier Schneebeli), Les Folies Francoises (direction Patrick Cohen Akenine).

Julien Coll, piano

Julien Coll obtient en 2010 son Diplôme d’Etat de professeur de piano au Conservatoire à Rayonnement Régional de Musique de Toulouse, puis réalise de 2010 à 2014 ses études supérieures instrumentales au Conservatoire Royal de Bruxelles où il se voit attribuer le Prix du Patrimoine. En 2016, toujours dans la même institution, il obtient un master instrumental concert et un Certificat d’improvisation au piano. En 2017, il acquiert un master de piano d’accompagnement (classes JJ Ballet et G-M Caillat).

Julien Coll participe en qualité de pianiste accompagnateur à divers concerts et concours chant-piano. Il se produit également en récital et musique de chambre à travers la Belgique.

Clarisse Dalles, soprano

Clarisse Dalle est une jeune soprano, actuellement étudiante au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Passionnée depuis de nombreuses années par l’art lyrique, elle a déjà travaillé avec de grands noms, tels que Mélanie Jackson, Philippe Jaroussky ou encore Caroline Casadesus.

De 2013 à 2017, elle participe à toutes les productions en qualité de choriste du Département Supérieur pour Jeunes Chanteurs du Conservatoire à Rayonnement Régional de Musique de Paris.

Yui Futaeda, soprano

Après avoir obtenu sa licence dans la discipline chant à l’Université des Arts de Tokyo, Yui Futaeda passe son Diplôme d’Etat de Musique au Conservatoire Régional de Musique de Rueil- Malmaison, entre au Conservatoire Claude Debussy à Paris, continue son parcours au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon où elle acquiert un master, discipline chant.

Elle s’est vu attribuer un Premier Prix au 10e Concours de Chant de Kyushu, ainsi qu’au 6e Concours International d’art vocal George Enesco à Paris. Elle est par ailleurs diplômée du Concours de Lyres et des Arts de Paris, mention très bien, à l’unanimité du jury.

Depuis 2008, Yui Futaeda se produit dans des premiers rôles tant au Japon qu’en France, dans le cadre de concerts ou d’opéras.

Stéphanie Guérin, mezzo-soprano

Après des études de violon à la Schola Cantorum de Paris, dans la classe de Diana Cazaban, Stéphanie Guérin intègre la maîtrise de Notre-Dame de Paris, entre au Conservatoire du XVe arrondissement dans la classe de Sylvain Dieudonné pour la musique ancienne, puis rejoint la Haute Ecole de Musique de Genève où elle obtient un master soliste en chant lyrique dans la classe de Maria Diaconu.

Elle suit notamment les master classes de Della Jones, Raquel Lojendio, Anne-Marie Werster, Dame Emma Kirkby, François Leroux ou encore Regina Werner.

Stéphanie Guérin a tenu le rôle de Katherine Lilly (Kiss me Kate) dans le cadre de la Haute Ecole de Musique de Genève, s’est produite en récital Kurt Weill, dans le cadre de la Fête de la Musique à Genève, dans un récital chant-piano L’innocence à l’Epreuve au Temple de Pentemont de Paris et a chanté dans The King Arthur de Purcell avec l’Ensemble Cantatio au Victoria Hall de Genève.

Eunji Han, piano

Après avoir obtenu son Diplôme National Supérieur Professionnel de Musique et un master en musique de chambre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon, Eunji Han se voit attribuer un master en accompagnement de la Haute Ecole de Musique de Lausanne.

Elle suit des master classes avec Françoise Thinat, Boaz Sharon, Anne le Bozec, Françoise Thinat et Laurent Boullet.

Eunji Han s’est déjà produite avec l’Orchestre du Conservatoire à Rayonnement Régional de Lyon et l’Ensemble de la Haute Ecole de Musique de Lausanne, dirigé par William Blank.

Elle accompagne également des classes de chant, notamment à Lyon, Lausanne et Fribourg, ainsi que des master classes à Lyon ou encore en Corée du Sud

Fiona McGown, mezzo-soprano

Formée au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris ainsi qu’à la Musikhochschule de Leipzig, Fiona McGown est une jeune figure montante de la scène lyrique française.

Durant la saison 2016-2017, on a pu l’entendre notamment au Théâtre des Champs- Elysées avec l’Orchestre Lamoureux, au Théâtre de l’Athénée dans le Pierrot lunaire de Schoenberg, à la Cathédrale Notre-Dame de Paris dans le Magnificat de Vivaldi avec l’Orchestre de chambre de Paris, ainsi qu’au Festival Européen Jeunes Talents pour un concert aux côtés de Karine Deshayes. Sa voix chaude et lumineuse, sa curiosité et son enthousiasme à découvrir toujours de nouvelles musiques l’amènent à chanter de nombreux répertoires. Parmi ses rôles de prédilection, notons Cherubino dans Le Nozze di Figaro (Festival des Escales lyriques), The Second Witch dans Dido and Aeneas de Purcell (Théâtre de l’Athénée et Opéra Royal de Versailles), Junon dans Sémélé (CNSMP), Hänsel dans Hänsel und Gretel (Orchestre Symphonique de Leipzig). Elle donne également de nombreux récitals de mélodie et lied avec ses partenaires de prédilection, Célia Oneto Bensaïd et Tanguy de Williencourt.

Elle remporte avec Célia Oneto Bensaïd le Grand Prix de la Ville de Gordes à l’occasion du Xe Concours international lied et mélodie de Gordes.
Elle est par ailleurs créatrice et dédicataire d’œuvres de compositeurs de sa génération.

Au programme de cette saison 2017-2018, Fiona McGown enregistre chez Alpha 1623, Larmes de Résurrection avec l’Ensemble La Tempête, donne un récital autour de Shakespeare au musée de la Cité de la Musique avec Simon-Pierre Bestion, interpète le rôle de la deuxième Camériste dans Le Nain de Zemlinsky à l’Opéra de Lille ainsi qu’à l’Opéra de Rennes, part en tournée en Inde avec Le Poème Harmonique, chante en hommage à Bernstein Swing Lenny avec l’Orchestre de Paris à la Philharmonie de Paris.

Ce printemps, elle chantera notamment les Fanfares Liturgiques de Tomasi à la Halle aux Grains de Toulouse avec le Toulouse Wind Orchestra, enregistrera chez NoMadMusic le premier CD consacré à la musique de Camille Pépin et chantera dans l’émission Générations Jeunes Interprètes sur France Musique.

Fiona McGown est lauréate de la Fondation Royaumont.

Ayaka Niwano, piano

Ayaka Niwano commence le piano à l’âge de 4 ans. Après avoir reçu le Premier Prix (prix d’Acanthe) lors de sa Licence de Musique à l’Université Nationale des Beaux-arts et de la Musique de Tokyo, c’est l’intérêt pour la dramaturgie d’opéra qui l’amène à la recherche universitaire ; elle réussit son master de recherche de dramaturgie musicale à l’Université Paris 8. Pendant ses études, elle exécute un court stage à l’Atelier Lyrique de l’Opéra National de Paris qui l’amène à embrasser la carrière de pianiste accompagnatrice.

Ayaka a été sélectionnée en 2012-2013 aux « International Lied Masterclasses par Udo Reinemann » du Conservatoire Royal de Bruxelles et cette année intensive lui a permis d’approfondir son interprétation du lied et de la mélodie. Elle est diplômée du Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon, où elle obtient son master d’accompagnement au piano, mention Très Bien à l’unanimité.

Lauréate en tant que soliste et pianiste accompagnatrice dans plusieurs concours internationaux, mais aussi en qualité de soliste et pianiste accompagnatrice (2e Prix du Concours International Giorgio Cambissa, Prix du Duo du 8e Concours International d’Interprétation de la Mélodie Française à Toulouse et Prix du 7e Concours International Lied et Mélodie de Gordes).

Chef de chant et coach vocal dans plusieurs productions scéniques (La Traviata en 2017 à Villebon sur Yvette, Carmen en 2015 à Paris, Il Matrimonio Segreto en 2014 à Lyon, Orphée aux enfers en 2013 à Poitiers, Candide en 2011 à Paris, l’Heure espagnole et l’Enfant et les sortilèges en 2010 à Paris, les Sept Péchés capitaux en 2009 à Paris), Ayaka possède un large répertoire d’opéra et d’opérette, aussi bien que de mélodie et de lied. Elle a été l’accompagnatrice officielle du 10e concours international lied et mélodie de Gordes en novembre 2017.

Ayaka Niwano s’est déjà produite dans de nombreuses salles, concours, et festivals en Europe et au Japon.

Célia Oneto Bensaïd, piano

« Une pianiste de fière allure » (Christian Wasselin, Web Théâtre, avril 2016)

« Elle est un orchestre à elle seule ! » (Bertrand Renard, Culture box, février 2016)

Célia Oneto Bensaid se forme au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris où elle obtient ses masters de piano, direction de chant et musique de chambre avec les meilleures distinctions. Elle y suit actuellement ses cours en master d’accompagnement vocal et instrumental. Lauréate de nombreux concours internationaux (Piano Campus, Fondation Cziffra, Concours Nadia et Lili Boulanger en duo avec Marie-Laure Garnier), elle reçoit en 2017 le Prix du public de la Société des Arts de Genève, puis devient lauréate de l’Europe du piano, ce qui l’amènera à se produire beaucoup à l’étranger cette saison (Chine, Hongrie, Italie etc.). Célia Oneto Bensaid suit également l’enseignement de Rena Shereshevskaya à l’Ecole Normale. Elle se produit régulièrement en concert en solo avec orchestre, en récital comme en musique de chambre dans des festivals et salles prestigieuses, telles que la Philharmonie de Paris, le Festival de La Roque-d’Anthéron, la Folle Journée de Nantes, et a été également invitée dans différentes émissions de radio (France Musique : Magazine des Festivals, Génération Jeunes Interprètes). Elle a participé à des master classes auprès d’Anne Queffelec, Maria-Jao Pires ou encore Jean-Claude Pennetier. Elle se produit régulièrement à l’étranger (Italie, Angleterre, Espagne, Suède, Suisse, Algérie). Elle enregistrera son premier CD solo sous le label Soupir en 2018. En 2017, elle est soutenue par la fondation SAFRAN et devient lauréate de Pro Musicis et de la Banque Populaire.