Delphine Galou (contralto), Ottavio Dantone (orgue) à Avignon (8-10-2017)

Voyage de haut vol à travers le baroque italien

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Dimanche 8 octobre 2017, 17h. Basilique métropolitaine Notre-Dame des Doms

Delphine Galou, contralto ; Ottavio Dantone, orgue doré

En prologue à La Bell’Italia, la première semaine italienne d’Avignon

Girolamo Frescobaldi (1583-1643), Toccata VI sopra i pedali e senza

Giuseppe Torelli (1658-1709), Cantata a voce sola per il Venerdì Santo

Bernardo Pasquini (1637-1710), Toccata II per organo

Alessandro Stradella (1639-1682), Lamentazione per il Mercoledì Santo

Domenico Zipoli (1688-1726), Toccata, Versi I, II, III, IV e canzona primo tono

Giovanni Battista Brevi (1650-1716), O spiritus angelici per il santissimo sacramento

Alessandro Scarlatti (1650-1716), Toccata d’ottava stesa

Benedetto Giacomo Marcello (1686-1739), O di che lode – Salmo VIII

En co-réalisation avec les Automnales de l’orgue et l’Opéra Grand Avignon

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Musique Baroque a mis la barre très haut pour son ouverture de saison.

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Sous un ciel d’un bleu insolent, à l’heure où les vitraux de la métropole Notre-Dame des Doms d’Avignon jettent sur les voûtes intérieures leur kaléidoscope incandescent, un public cosmopolite a vécu un moment de haut vol. Anglais, Allemands ou Asiatiques passés par hasard, et auditeurs baroqueux convaincus, ont apprécié Delphine Galou et Ottavio Dantone, deux artistes exceptionnels que s’arrachent les scènes internationales prestigieuses, au sein d’une basilique métropolitaine récemment renouvelée dans sa blancheur initiale, et sur un orgue Piantanida du XIXe siècle lui aussi restauré. C’était un événement suffisamment important pour justifier une co-réalisation de Musique Baroque en Avignon (ouverture de saison), des Automnales de l’Orgue, et de la Ville (ouverture de la 1e Semaine italienne La Bell’Italia).

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En présence et sous l’égide de (de g. à dr.) Monique Albergati (déléguée consulaire d’Italie), Robert Dewulf (président de Musique Baroque En Avignon), Jacques Montaignac (adjoint aux relations internationales), Raymond Duffaut (conseiller artistique de Musique Baroque en Avignon) et Francesco Neri (directeur de l’Institut de la Culture italienne directement rattaché au Consulat général d’Italie à Marseille), ainsi que Luc Antonini (Automnales de l’Orgue) et Corinne Ramelli (cabinet du maire), absents de la photo.

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Le programme cheminait à travers le baroque italien, entre la fin du XVIe siècle et le début du XVIIIe siècle, de Frescobaldi à Marcello, en passant par Stradella et Scarlatti. Le choix final et exclusif de l’orgue doré italien – choix judicieux in abstracto – a de fait amené Delphine Galou à chanter tout près de l’instrument, dans une corbeille de la tribune, architecture contemporaine d’ailleurs du répertoire. Toutefois les spectateurs les plus éloignés, dans cette longue nef de 23m et haute de 15m, n’ont peut-être pas pu apprécier toutes les nuances des pièces vocales.

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La contralto, qui a fait ses premiers pas aux Jeunes Voix du Rhin et qui est aujourd’hui réclamée par la Scala, Covent Garden ou Salzbourg, a dans la voix la douceur lumineuse et l’allégresse juvénile d’un printemps qui s’éveille ; son velouté, sa clarté, ont épousé joliment la courbe de la conque au-dessus d’elle, pour s’épanouir dans la coupole du chœur. Et l’alléluia en a vibré d’une joyeuse brillance. Le jeu de l’orgue, sous les doigts virtuoses, a entrelacé sa ligne limpide et aérienne, délicate jusque dans les aspérités de tel compositeur. La sereine majesté des lieux, la charge historique exceptionnelle, ont offert un écrin de choix à ce moment suspendu hors du temps. Le chanoine Daniel Bréhier, qui avait prononcé un mot d’accueil en italien, en avait souligné la richesse patrimoniale et humaine.

Dans quelques jours, le 28 octobre, le Duo Mescolanza (Cristina Alis Raurich & Julien Ferrando) se produira dans un autre haut-lieu patrimonial d’Avignon : la Grande Chapelle du Palais des papes, pour faire résonner, sous les voûtes mêmes qui l’ont vu naître, la musique du temps des papes. La saison 2016-2017 avait commencé ainsi, avec le même répertoire et dans le même lieu, avec Diabolus in musica.

Le 12 novembre, Julien Ferrando reviendra dans le même lieu et avec le clavicysterium qu’il aura fait découvrir, avec l’ensemble féminin De Caelis, dans un répertoire analogue, dont on n’épuisera pas avant longtemps le foisonnement injustement méconnu.

C’est le duo fraternel Mauillon – Marc, baryton, et Angélique, harpe, – qui fermera l’année 2017, le 26 novembre, avec un joli programme italien qui chantera les émois du cœur, « pien d’amoroso affetto ».

Cinq concerts suivront pour la saison 2017-2018 : Franco Fagioli et l’ensemble Pomo d’oro le 15 janvier, les Sacqueboutiers le 11 février, Benjamin Alard et Justin Taylor au clavecin, respectivement les 18 mars et 15 avril, enfin Lea Desandre et Thomas Dunford le 13 mai. (G.ad. Photos G.ad.)

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