Jonas Kaufmann : concert Puccini (8-03-2016)

Belle leçon de chant !

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Ciné-concert. Capitole-Studio, Le Pontet. Cinéma Rivoli, Carpentras, et alii….

Concert Puccini. Orchestre Philharmonique de la Scala de Milan. Direction : Jochen Rieder.

Logo CLENPR 21-06-17

C’est une soirée exceptionnelle que nous a offerte en ouverture de saison lyrique le Capitole Studio du Pontet (84), ainsi que d’autres salles en région, en diffusant le concert enregistré le 15 juin 2015 au théâtre de la Scala de Milan en hommage à Giacomo Puccini.

Nous avons retrouvé le grand ténor Jonas Kaufmann. Il n’y a pas assez de superlatifs pour saluer la prestation du plus grand ténor de sa génération.

Dès le premier air tiré de l’opéra Le Willi, on sait que l’on va assister à un concert d’anthologie. L’immense ténor a visité dans ce concert pratiquement tout le répertoire puccinien.

Ce sera Edgar, Manon Lescaut, où il excelle dans les demi-teintes exceptionnelles que seule Montserrat Caballé savait nous donner ; La Fanciulla del West, où l’on retrouve un Kaufmann parfaitement à l’aise dans ce rôle fougueux qui n’est pas sans nous rappeler les grands ténors du siècle dernier, comme Mario Del Monaco avec les mêmes intonations barytonnantes ; Tosca, Turandot enfin qu’il aborde pour la première fois : c’est le point culminant du concert, très attendu par le public, qu’il reprend en bis lors des cinq rappels qui se terminent par l’incontournable « Non ti scorda di me ».

Quelle belle leçon de chant il nous offre, avec les sons filés, les aigus d’une parfaite projection, l’ampleur de la tessiture, et ce physique de jeune premier qui séduit par son charisme, par sa stature. Tout est réuni pour nous donner un concert historique. Le public ne s’est pas trompé en lui faisant une ovation de plus de 15 minutes.

Il faut associer à ce succès la prestation grandiose de l’Orchestre Philharmonique de la Scala sous la direction de Jochen Rieder ; au-delà de l’accompagnement lyrique il nous a fait redécouvrir de grandes pages symphoniques de l’œuvre de Puccini, dont on retrouve l’essentiel dans ses opéras. Parfois ce fut même une découverte car souvent ces préludes et intermezzo passent inaperçus tel le prélude « La Tragenda » de la Willi, le prélude d’Edgar de l’acte II ou encore l’intermezzo de Sœur Angelica.

Bravo aux circuits de distribution qui depuis plusieurs années apportent à des millions d’auditeurs la Scala, Covent Garden, le Met, l’Opéra Garnier, ou le Bolchoï, dans un fauteuil de cinéma. (JL.A.)