Laurent Campellone

Après des études de violon, de tuba, de percussions et de chant, Laurent Campellone apprend la direction d’orchestre au Conservatoire Frédéric Chopin de Paris, en parallèle de l’obtention de son diplôme de philosophie. A 23 ans, il est nommé assistant du directeur musical de l’Opéra de Toulon. En 2000, il se rend auprès de Christoph Eschenbach pour compléter sa formation.

En 2001, à 29 ans, il remporte à l’unanimité le Premier Prix de la 8e édition du Concours International des jeunes chefs d’orchestre de la Communauté Européenne à Spoleto (Italie), en association avec l’Académie Sainte-Cécile et l’Opéra de Rome.

Depuis lors, Laurent Campellone a été invité à diriger près de deux cent cinquante œuvres symphoniques et quelque cinquante partitions lyriques différentes, parmi lesquelles La Gioconda, Carmen, Turandot (Deutsche Oper de Berlin), Les Troyens (Opéra de Manaus), Les Pécheurs de perles et Faust (Opéra de Madison, USA), Lakmé, Don Quichotte, La Traviata, Turandot, La Damnation de Faust (Opéra National de Bulgarie), Les Contes d’Hoffmann (Bolchoï), L’enfance du Christ de Berlioz, La Périchole (Opéra de Marseille), Don Pasquale, Lucia di Lammermoor, Cleopatra de Cimarosa (Spoleto), L’Etoile et La Grande Duchesse de Gerolstein, Les Mamelles de Tirésias et La Voix humaine à l’Opéra de Toulon, Les Contes d’Hoffmann et L’Etoile à Angers Nantes Opéra, Il Barbiere di Siviglia à l’Opéra National de Bordeaux et La Cenerentola à l’Opéra de Bogota.

En 2004, Laurent Campellone est nommé Directeur musical de l’Opéra et de l’Orchestre Symphonique de Saint-Etienne, où il a relancé une politique de redécouverte du répertoire lyrique français du XIXème siècle, dirigeant à ce titre de nombreuses œuvres rares de Massenet (Sapho, Le Jongleur de Notre-Dame, Ariane, Le Mage…), de Gounod (La Reine de Saba, Polyeucte) et de Lalo (Le Roi d’Ys). Cette passion pour les raretés du répertoire romantique français n’éclipse pas pour autant, ses lectures très remarquées et saluées par la presse internationale des partitions du grand répertoire, notamment Turandot, Rigoletto, Norma, Samson et Dalila, Tosca, Die Walküre, Der Fliegende Höllander, Roméo et Juliette, Carmen, L’Elisir d’amore, ou encore Faust.

Régulièrement invité par les plus grandes maisons lyriques internationales, telle le Deutsche Oper de Berlin, Laurent Campellone se produit désormais à la tête de nombreux orchestres prestigieux, parmi lesquels le Bayerischer Rundfunk Orchestrer (Orchestre de la Radio bavaroise), l’Orchestre National du Brésil, le New Russia State Orchestra, l’Orchestre Philharmonique de Dublin, l’Orchestre National du Capitole de Toulouse, la Philharmonie de Sofia, l’Orchestre National des Pays de la Loire, le Malaysian Philharmonic Orchestra, l’Orchestre de l’Opéra National de Lorraine et l’Orchestre Philharmonique de Nice. Il est par ailleurs régulièrement l’invité de festivals prestigieux en France, dont le Festival de la Chaise-Dieu ou le Festival Berlioz, pour ne citer qu’eux.

Chef principal invité de l’Opéra National de Sofia, à ce titre, il y dirige deux nouvelles productions (Traviata, Carmen) ainsi que plusieurs reprises (Lakmé, Don Quichotte, Turandot), Il dirige également plusieurs reprises de Carmen et Traviata au Bolchoï, Cavalleria Rusticana  et Pagliacci au Nouveau Théâtre de  Moscou,  Roméo et Juliette  à  l’Opéra de Monte-Carlo et Barbe Bleue à Angers-Nantes Opéra. Dernièrement, il a dirigé à Nancy et Nantes Orphée aux Enfers, et Les Mousquetaires au Couvent à l’Opéra-Comique.

Parmi ses projets, notons Roméo et Juliette à Oman, Orphée aux Enfers à Angers-Nantes Opéra, Fantasio au Théâtre Imperial de Compiègne et pour la réouverture de l’Opéra-Comique, ainsi que Carmen à Monte-Carlo.

L’Opéra Grand Avignon l’accueille en mars 2016  pour Lakmé et en juin 2016 pour Carmen.