Widor, Marche pontificale (1887)

Charles-Marie Widor (1844-1937)

 Né à Lyon, Charles-Marie Widor étudie d’abord la musique avec son père, organiste à Saint-François de Sales. A 11 ans, il le remplace sur le banc de l’orgue paroissial, avant de poursuivre ses études à Bruxelles. En 1860, il revient à Lyon où il est organiste de Saint-François.

Vers 1865, il s’installe à Paris et assiste Saint-Saëns à l’église de la Madeleine à partir de 1868. En 1870, il est nommé à 26 ans, suppléant de Lefébure-Wély à l’orgue de Saint-Sulpice.

Il est nommé professeur d’orgue au Conservatoire de Paris de 1890 à 1896, succédant à César Franck.

Il reprend ensuite la classe de composition musicale, contrepoint et fugue de Théodore Dubois. Widor réforme en profondeur l’enseignement de l’orgue.

Charles-Marie Widor est fait Chevalier de la Légion d’honneur en 1892. Elu membre de l’Académie des Beaux-Arts en 1910, il en est nommé secrétaire perpétuel le 18 juillet 1914.

En 1921, il fonde avec François-Louis Casadesus, le Conservatoire américain de Fontainebleau qu’il dirige jusqu’en 1934.

Comme virtuose de l’orgue, Widor s’est produit dans vingt-trois pays. Il a fait de nombreuses tournées en Europe, se produisant ainsi sur les plus grandes scènes. Il joue en public jusqu’à l’âge de 90 ans et démissionne de son poste à Saint-Sulpice le 31 décembre 1933.

Il meurt à Paris le 12 mars 1937.

Symphonie n°1 pour orgue, en ut mineur, opus 13

Marche pontificale – extrait (1887)

Cette œuvre est composée de sept mouvements, le Prélude, l’Allegretto, l’Adagio, l’Intermezzo, la Marche Pontificale, la Méditation et le Finale.

S’inspirant d’une pièce symphonique de César Franck, Widor décida de donner à ses compositions pour orgue, en plusieurs mouvements, le nom de Symphonies.

La Symphonie n°1 ne comportait à l’origine que cinq parties. La Marche Pontificale et la Méditation ont été ajoutées vers 1887.

Widor a écrit magistralement pour orgue cette Marche Pontificale. Elle illustre parfaitement le caractère du style « pompier » du XIXe siècle. Sa forme est simple, comprenant une alternance de couplets et de refrains. Widor possédait une parfaite maîtrise pour faire résonner l’orgue dans toute sa plénitude.

 

 

 

Musique classique et musiques du monde en région PACA