Guy Bonnet : 50 ans de chansons françaises et provençales (2-5-2018)

(version brève. la version intégrale sera sous peu en ligne)

Guy Bonnet l’Avignonnais chante, écrit et compose depuis… 50 ans, et c’est un florilège de ce demi-siècle qu’il présentera sur la scène de l’Opéra Confluence le 2 mai, avec l’Orap placé sous la direction d’Eric Breton, pianiste et compositeur. Mais, s’il est chaleureux, l’homme est néanmoins d’un naturel discret, et il prépare cette soirée avec le trac de tous les grands artistes.

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-Comment est né ce projet commun, entre vous-même, Eric Breton, et l’Orap ?

C’est Eric qui est à l’origine. Ce projet est au confluent de ce je suis et de ce qu’il fait avec des musiciens classiques. D’autant que moi-même je viens du classique, formé au Conservatoire d’Avignon, avec un prix de piano. IL était temps que je passe à un étage supérieur. Il a donc écrit pour mes chansons des arrangements totalement symphoniques, qui les font sonner de façon différente.

-Comment s’est réparti le travail ?

-Eric a commencé à enregistrer avec l’Orap à l’auditorium du Pontet, et j’ai été séduit. Je lui ai laissé toute liberté pour interpréter comme si je n’étais pas là. Il connaît par cœur toutes mes chansons, on les interprète en duo depuis des années. Ensuite moi, en studio j’ai tout chanté, puis laissé reposer, pus refait. J’ai chanté entre la respiration de l’orchestre, j’ai intégré les ralentis des musiciens, leurs accélérandos. C’était nouveau, difficile, mais vite je me suis trouvé à l’aise à l’intérieur de l’orchestre. Il faut entrer dans le cœur de l’orchestre.

-Chansons provençales ou françaises ?

-Les deux, comme toujours. Je passe d’une langue à l’autre, à l’intérieur parfois de la même chanson, comme dans « Lou Rose » (Le Rhône) : chacune permet d’apprécier l’autre. Moi je suis un mélodiste, pas un compositeur ; ce que j’aime avant tout, c’est la musique des mots eux-mêmes.

-Quel chemin pour les 50 années à venir ?

-(rire) Comme pour les 50 précédentes, au fur et à mesure… L’artiste pense qu’il a toujours 20 ans, mais l’homme sait qu’il est temps aussi de profiter de la vie ! J’ai commencé mon métier avec « La Source » pour l’Eurovision en 1968, une année de révolution de société ; et je crée ma « symphonie provençale » lors d’une autre révolution de société. Je suis dévoré par ce métier, mais les outils techniques sont de plus en plus complexes (ordinateurs, logiciels…). Les couleurs ont changé, il faut entrer dans la modernité avec les instruments d’aujourd’hui. (Propos recueillis par G.ad.)

Mercredi 2 mai, 21h, Opéra Confluence. Réservations au 04 90 14 26 40, ou Espace Vaucluse (Place de l’Horloge), ou : www.operagrandavignon.fr. Le Cd sera disponible sur place.